SCÈNE I. ai
c bis pis, t' interrompant.
Vous vous ête$ tvompé. Mademoiselle Cléonte, pour qui tous soupirez , est sœur de M. Cléonte , «naître de ce logis; et l'autre dame. que tous are» vue avec elle est sa belle -sœur, femme de. ce M. Cléonte.
MORDOIt.
Je les entendis nommer madame et mademoiselle Cléonte. Comme la demoiselle est très-jeune, et que l'autre affectoit un certain air d'autorité, je t'avoue que je la crus sa mère et non sa belle-' sœur.
ckxspiv.
Cela ne fait que bien pour vous : une sœur est moins dépendante que ne l'est une fille. Tout semble favoriser votre amour.
MOVDOlr.
Oui , et à présent que le moment de l'entrevue s'approche, je crains mille choses différente* Il sl' peut qu elle désapprouve l'aveu de ma passion et la démarche que j'ai faite de lui écrire* Iî pourront encore arriver, quand je la verrai » que mon air, mes façons de m exprimer lui déplussent ; cas je ne sais pas trop quel ton il faut prendre pour se vendre agréable à une femme.
CBISPIV.
Bon ! il ne faut qu'avoir votre âge et se taire.
mov no a.
If on , je sais qu'à mon âge on est souvent fort vofc, et surtout quand on aime.
Théâtre. C««|tàÀfi« JO. ' FJP
*ifr LÉTOURDEJUE.
caisri*. '
Cette sottise est éloquente.. •
MO 9 DO r.
Toi, par exemple, qui jouis àe ta raison, et qui , sans doute , ne t'avises pas d'aimer. . . . CRISPI9, prenant un air sérieux.
Pourquoi donc , s'il tous plait , monsieur ?
MOHDOn.
Quel nioven crois-tu, le plus prompt pour gagner le cœur d'une personne que l'on aime?
CIUSPJ5.
. rlfaiirilfj en a, plusieurs. L.e plus usité ,'et celni ..qpi.*&*sit.l« mieux* est., ce nie .semble , de faire
adroitement des présents. Rien ne prouve mieux
notre sincérité, car l'on peut bien jurer, protester .. que l'on 4it amoureux sans qu^l en joit rien ; mais i
rarement on donnée tans êjtre véritablement cpn>.
Cette raçon-là ne réussirait pas ici.
t •-. • • CHISPlV. .,.•;.
Une Mettre ,sà ce que je mïmaghae ,,est le langage • «met des. veux. La dame est là , je suis* ici , je lui fais un regard , et puis un moXre..^ (It jatte des regards à ta dérobée <,. catuute s'il ne vouloit qa'ilt fessent aperçus que de Ut pereennektiui U taemttreuc-; Voyez-vous?
, MOBDO*.'
Celui-là ne doit être bon que quand il est impossible de s'exprimer autrement.