SCÈNE VII
MADAME CLÊONTE, MONDOR.
MO s do n, à part.
H£las ! voilà le coup que je craignois.
madams .ciéoste, à part, en souriant.
Il paroit assez embarrassé.
MOSOOl.
Quoi ! la première chose que j'apprends est que -ous me soupçonnez de n'être pas sincère ? Eh ! ; tii peut faire naître en vous des sentiments aussi* ajustes?
a3a L'ÊTOURDERIE.
MADAME C t£ OH TE..
Je ne sais ce que c'est que de déguiser ma pensée. Oui , j'ai douté , monsieur , que votre passion fût aussi vraie que vous le voulez faire entendre.
Vous en avez douté? Ah ! dites plutôt que vous la désapprouvez; car il n'est pas possible que vous n« soyez convaincue de sa vimeuce, par mon trouble et par toutes les démarches précipitées qu'elle me fait faire. Qui pourroit donc me porter à agir comme je fais ? Pourquoi , depuis le jour où je me trouvai chez la marquise, ai- je perdu le repos? Pourquoi, malgré les craintes que- mon respect m'inspiroit , ai -je hasardé d'écrire, me suis -je * introduit ici , ai - je enfin découvert , en tremblant, cette malheureuse flamme, qui, puisqu'elle vous déplaît , doit sans doute me coûter la vie ? madame' cléoute.
Mes doutes ne peuvent jamais vous coûter aussi cher. Ces grandes expressions sont ordinaires aux amants : elles ne me surprennent point , et souvent on se croit touché bien plus qu'on ne l'est eu effet.
MOBTDOH.
De quelles cruelles réflexions vous m'accablez!
MADAME CLJëOKTE.
Peut-être me préviens- je injustement : mais, si votre flamme est siucère , vous conviendrez, du moins , que le peu de temps qui l'a fait naître ,