‹ Le faux savantChapitre 171 sur 194 · MONDOR · texte numérisé non relu

MONDOR

Vous voulez, trop aimable personne , vous voulez m'éprouver , je le vois. 'Ce ne peut être qu'un seml,iable motif- qui vous fasse tenir ce langage. Le ciel vous a-t-il donc faite pour tant de défiance ? Si je pouvois, par moi-même, être soupçonné de légèreté , les charmes- qui m'ont séduit ne détruiroient-ils pas ce soupçon? et ne sont-ils pas garants qu'on ne sauroit guérir de la blessure qu'ils ont faite ?

MADAME C1ÉONTE.

Eh bien ! par exemple , je ne puis m empêcher.. .

m o s d o a , l'Interrompant, Eh quoi donc ! encore ?

MADAME CLiONTE. *

Oui , encore. Je vous avoue que ces exagérations me sont suspecte» ; et le paroîtf oient à tonte autre. Les charmes que vous vantez ont pu vous toucher jusqu'à un certain point : mats j'aurois cru qu'une autre espèce démérite , comme la conduite , la sagesse , l'esprit même , étoit ce qui devoit .faire le plus d'effet sur vous.

H'OROOR.

Mais pourquoi , parmi tant d'autres perfections , ne vasterois-je pas des charmes qui m ont si vivement frappé ? Je vous jure du moins que je ne crois point exagérer. S'il ne m'est pas permis de vous dire ce que je pense /sans passer dans voire

a3f L'ÉTOUKDERIE.

esprit pour être faux, croyez denc.pjUitot que ce sont mes expressions qui me trahissent , et n'attaquez pas la pureté de mon «Œ»r-

m à D'A me. ci. casas.

Voui*ve* pensé, Monder , que je, voulais vous éprouver , et voue avezpensé JMAte»

mo n.no ».

Queditesr-TOUs>?

MÀJDAJtK GLBOS?*»

Il faut «a rendreià vos raisons» Vous, vojus- justifiez avec tant de force* qu'il e*t difficile de ne^vep* pas ajouter foi.

MO SB on.

Ah! nous. »*e- rendes la vie,

MiAAXS € LÉ 08*1.

Je vois que vous aintez., <* j*» lft v,%ft* a.t*c plaisir. *

Vous en vtrjez enooro bien m*»M <f»e> je. a'ea ressens. Que ces soupçon* oruels «Htfii^cUKu: pour jamais écartée. Graynaqne jnsnistni pom^é/toe Vépoux le plua oon*taat, le pipe pasei^um, le, pJus sincère., et que mon amqur ne fiftyia. qu'avec in* vie. Mais si mes serments sont QVUft» si Aftondoc est assez heureux pour persuader qu'il aime , ce bonheur est encore imparfait. La l}eUe Qéttate tt« se laisscea***)** point toucher? Hélai 1 y§> j% jajaaja «&pérer d'en être aimé ? \ ■

UAOAME GLioVTI.

Soves sûr qu'elle u'e*t point insensible»

SCfcNE VII. a35

MOKDOIl.

Dois-je m'en flatter ? ô dieux !

MADAME CLÉOÎITE.

Oui. A présent , je pais vous dire que vos propositions ne peuyeat être, reçues, que favorablement

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