MONDOR
Vous voulez, trop aimable personne , vous voulez m'éprouver , je le vois. 'Ce ne peut être qu'un seml,iable motif- qui vous fasse tenir ce langage. Le ciel vous a-t-il donc faite pour tant de défiance ? Si je pouvois, par moi-même, être soupçonné de légèreté , les charmes- qui m'ont séduit ne détruiroient-ils pas ce soupçon? et ne sont-ils pas garants qu'on ne sauroit guérir de la blessure qu'ils ont faite ?
MADAME C1ÉONTE.
Eh bien ! par exemple , je ne puis m empêcher.. .
m o s d o a , l'Interrompant, Eh quoi donc ! encore ?
MADAME CLiONTE. *
Oui , encore. Je vous avoue que ces exagérations me sont suspecte» ; et le paroîtf oient à tonte autre. Les charmes que vous vantez ont pu vous toucher jusqu'à un certain point : mats j'aurois cru qu'une autre espèce démérite , comme la conduite , la sagesse , l'esprit même , étoit ce qui devoit .faire le plus d'effet sur vous.
H'OROOR.
Mais pourquoi , parmi tant d'autres perfections , ne vasterois-je pas des charmes qui m ont si vivement frappé ? Je vous jure du moins que je ne crois point exagérer. S'il ne m'est pas permis de vous dire ce que je pense /sans passer dans voire
a3f L'ÉTOUKDERIE.
esprit pour être faux, croyez denc.pjUitot que ce sont mes expressions qui me trahissent , et n'attaquez pas la pureté de mon «Œ»r-
m à D'A me. ci. casas.
Voui*ve* pensé, Monder , que je, voulais vous éprouver , et voue avezpensé JMAte»
mo n.no ».
Queditesr-TOUs>?
MÀJDAJtK GLBOS?*»
Il faut «a rendreià vos raisons» Vous, vojus- justifiez avec tant de force* qu'il e*t difficile de ne^vep* pas ajouter foi.
MO SB on.
Ah! nous. »*e- rendes la vie,
MiAAXS € LÉ 08*1.
Je vois que vous aintez., <* j*» lft v,%ft* a.t*c plaisir. *
Vous en vtrjez enooro bien m*»M <f»e> je. a'ea ressens. Que ces soupçon* oruels «Htfii^cUKu: pour jamais écartée. Graynaqne jnsnistni pom^é/toe Vépoux le plua oon*taat, le pipe pasei^um, le, pJus sincère., et que mon amqur ne fiftyia. qu'avec in* vie. Mais si mes serments sont QVUft» si Aftondoc est assez heureux pour persuader qu'il aime , ce bonheur est encore imparfait. La l}eUe Qéttate tt« se laisscea***)** point toucher? Hélai 1 y§> j% jajaaja «&pérer d'en être aimé ? \ ■
UAOAME GLioVTI.
Soves sûr qu'elle u'e*t point insensible»
SCfcNE VII. a35
MOKDOIl.
Dois-je m'en flatter ? ô dieux !
MADAME CLÉOÎITE.
Oui. A présent , je pais vous dire que vos propositions ne peuyeat être, reçues, que favorablement