SCÈNE XXL
MONSIEUR CLÉONTE, MADEMOISELLE CLÉONTE, L'ASSESSEUR' 9 CRISPIN,' MADAME CLÉONTE, MONDOR.
m. cléonte, à Mondor.
Qu'est-ce donc ? quel sujet vous agite si fort T
MADEMOISELLE CLEOHTE.
Qu'avez-voiis donc , mon cher Mondor?
Mo s do n, hors de lui-même, a M. Cléonte.:
Ah ! monsieur. . . ..
M. cléonte, à V assesseur.
De grâce, assesseur, laissez-nous': retiret-Yons, croyez-moi.
l'ASSESSEUft.
Quoi ! je ne pourrai rien gagner ?
MADEMOISELLE CLEONTE,
• Songez que par vos plaintes , d'indifférent qu«
vous m'étiez , vous me devenez odieux.
M e NBpRj-,À M. Cléonte»
Ah! monsieur, croiriez- vous qu'une personne
qui , d'abord, sembloit approuver ina flamme, fait
paroitre, tout 2 coup , la haine la pluf invincible?
Théâtre. Comédie*» I O. 2 2
a&f L'ÉTOURDERfE.
m. ciioiTK, à madame ClécnU.
Qu'est-ce à dire ? Je ne prétends point cela. .
MADEMOISELLE CLiOHTE.
Oh! pour le coup, ce procédé n'a point d'exemple.... (A Mondor.) Mais, après tout, q*e nous importe sa haine ?
MADAME CIËOBTI, à M. Cléonte.
• Si vous saviez , monsieur. . . .
l'assesseub, l'interrompant, bas.
Vous n'avez point de compte à rendre. Tenez bon , .je vous prie. Vous savez que la préférence m'est due.
m. CLÉonTE, à madame Cléonte.
Mais, j'entends que, quand une (ois on est convenu d'une chose, on n'aille point chercher de détours.
madame cléonte, montrant Mondor.
Si vous saviez de quelle façon monsieur pense, et s'il me convenoû de vous l'expliquer. ,. ♦ .
mo s do a', à M. Cléonte. Rien ne peut la fléchir.
m. cleo h te, à madame Ciéoute.
8i je savoîs ? si je savoîs ?.. Parbleu ! me croyezvous imbécile ? . . . ( Montrant Mondor. ) Apprenez que monsieur me fait honneur en voulant s'aliter à moi*
madame cLionrE.
Je vous dis que c'est m offenser. ...