SCÈNE IL
LISETTE, vêtue superbement, en femme de qualité;
ARAMINTE
ÀHÀMIÏTE.
Aim>jiochez, Lisette. (Examinant la parure mm Lisette.) Que vous voilà brillante!
LISETTE
Vous m'avee ordonné de l'être, madame; mais je suis moins sensible au plaisir de vous paroitre telle qu'à celui de vous obéir.
À'ïlÀMUTE.
Le plaisir 'd'obéir est grand quancl H flatte notre vanité. Vous voilà mise à merveille ; et , avec un minois si joli , je doute que Polvmatbe vous résiste. Tous me frappez moi-même.
LE FAUX SAVANT. ACTE II, SCÊKE II. 3o,
LISETTE
J'espère de remporter la victoire lur lui , puis* que je plais à une personne de mon sexe.
ABÀM1HTE.
Songez,, enfin, que le bonheur de ma nièce dépend du succès de notre entreprise. Votre récompense est certaine. J'ai voulu prévenir Luctie sur ce que nous allons faire; mais il ne m'a pas été possible. On m'a dit qu'elle ttoit avec son père. Il faut, en attendant, qu'elle vous cache dans son appartement, jusqu'à ce que vous trouviez l'occasion favorable de vous montrer à Polymath*.