FORTUNE, ARAMINTE, LISETTE
ARA mis te, à Fortuné* An ! te voilà , Fortuné ?
Vous voyez en moi , madame , un des chefs principaux de la conjuration.
AU ami s TE.
M. Timantoni vient de m assurer que tu nousservirois contre ton maître.
foutusé.
Oui , oui , ne doutez point de ma fidélité à Je bien trahir.. (Montrant Lisette, tfiïit ne reuonnell pas d'abord. Mais qui est cette dame ?
4o ï^E FAUX SAVANT.
* c Une comtesse , arrivée depuis peu de province. Elle est de mes amies , fort discrète , et nous pou* Tons tout dire devant elle.
foutubté, reconnaissant Lisette»
Une comtesse? Vous vous moquez , c'est Lisette... Ah! je suis perdu! elle a fait fortune... (A Lisette.} Qui t'a si bien équipée , dis-moi ?
Lisette, à Âraminte , avec un ton de dignité.
Quel est cet impertinent , ma chère ?
ARAMINTE
Il vous prend pour ma femme-de-chambre. Cela est trop plaisant !
LISETTE
Pour votre femme -de -chambre? Quelle insolence! Suis -je donc taillée en soubrette? Une dame comme moi , une personne de m a qualité... (A Fortuné.) Si j'appelle mes gens, je vous ferai donner cent coups d çtrivières.
Apprenez , madame la comtesse , si vous l'êtes ( car cela me feroit donner au diable ! ) apprenez , dis-je , que je vous fais bien de l'honneur en vous prenant pour ce qu'il v a de plus aimable dans le monde.
LISETTE
Gela étant , je te le pardonne.