ACTE II, SCÈNE IX
Le colporteur viendra-t-il prendre ces petites bro* chures imprimées «n Hollande?... (A Doriman.) Pardon»'
DOftlMAS.
Ah ! faites.
FOitu» ±X à Potymathe.
Oui , monsieur.
. POLYMATHE.
Ces deux auteurs surnuméraires viendront-ils me parler ? J'ai de l'ouvrage à leur donner.
I01TUHÉ.
M. Sommaire viendra ; mais M. Mordican a de petites raisons pour ne point sortir de chez lui.
POLYMATHE.
Comment ?
poetuhé.
f 1 a eu une dispute vive avec un jeune officier , et il garde la chambre.
POLYMATHE.
Sa prudence tyrannise sa valeur. Je reconnois les enfants d'Apollon. Descendez à mon laboratoire* :
fqhtubé, voulant sortir.
Yj cours.
POLYMATHE, V arrêtant*
Demeurez /et écoutez avant d'agir.. . . (A part.)
Sont-ce des êtres pensants que ces animaux -là?
Homère , ce dieu des poètes , a dit fort sensément ;
« Jupiter a 6 té la moitié de la cervelle aux valets. -
«4 L'E FAUX SAVAffT.
FOBTUÏÉ.
C'est donc Jupiter qui a toPrt,
POLTMATHE.
Portez -y mon alambic , me* outils. Prépares le fourneau; nétovei le creuset..... J'ai une expérience chimique à faire , qui exercera furieusement les physiciens.
do ni MA 5.
Je crois tous avoir entendu parler. . « > poltmatbe, l'interrompant.
Oui , tous fûtes témoin d'une conversation avec un jurisconsulte qui , hors les lois , se pique de tout savoir, et qui ne sait rien. A propos de jurisconsulte, je gratifierai bientôt le palais d'une traduction en vers françoîs, du "Code et du Digeste, pour la commodité des magistrats et des avocate qui n'entendent pas le latin, 'et dont. le nombre^ augmente journellement.
DoniMAir.
Vous avez toujours des idées admirables. Gt travail sera très utile. Est-il bien .avancé?
901YMATHZ.
Il est presque fini ; je n'ai plus qu'environ soixante mille Vers. Si -j'ai été fotfcé 'à la longueur dans cet ouvrage , je suis très laconique dans un autre en prose , qui est sous presse. G est l'éloge et le nom des médecins .qui n'ont pas tué leurs malades. Cette brochure ne contient. que deux P*£«H
DCA! * AV.
Fort bien, fort bien.