SCÈNE XIV
LISIDOR.
Çypnr , grâces à mon déguisement, je me trouve seul avec vous, charmante Lucile. Que ne vous dois- je point ! Que je suis pénétré de ce que je viens de voir ! Quoi ! vos Celles mains s'occupent à tracer les traits de Lisidor! Une passion éternelle pourra-t-elle m'acquitter d'une faveur si préciepse ?
LUCILJE.
Je n'ose répondre à vos transports; mpneaprif est si embarrassé, mon cçeur si agité, qu'à peine ni-je J a force déparer.... ±Ji! .que je çrajn; le mallieur qui nous menace !
LISIDOR.
Et moi , je me Aatte.... j espère beaucoup. On travaille k flçsabuser monsieur vot^e père.. Ma naissance et mon nom lui sont connus. Madame votre tante, Âraminte, ehez qui j'ai eu k bonheur de tous Hranoitrc, se promet toui; et mon rival *st prêt à donner dans le piège qu'on lui a dressé-
LUC ILE
C'est ce que je ne puis croire. Mille accidents peuvent traverser notre projet , hélas !
LISIDOR.
S'il ne réussit pas , que deviendrai -je , que deviendres-vous vous-même ?
LUCILE
La seule ressource qui me reste , sera de ne plus feindre. On ne sauroit me marier malgré moi. Si mon père ne se rend pas , je suis résolue à lui apprendre non-seulement ma tendresse pour vous , mais encore mon aversion invincible pour Polymathe. Par-là, je m'attirerai toute sa colère; notre maison ne sera pour moi qu'un enfer domestique, je le sais , mais n'importe , je me conserverai pour vous ; j'attendrai un temps plus heureux.
lisidor, se jetant à ses genoux»
Ah f c'en est trop , adorable Lucile ! Quel excès de tendresse ne vous dois-je pas? Que n'ai-je mille ciEurs à vous offrir !
lucile.
Levez-vous, j'entends quelqu'un...'. C'est Arami n te.