‹ Le faux savantChapitre 90 sur 194 · SCÈNE X. ' iTi · texte numérisé non relu

SCÈNE X. ' iTi

tîon; et, si vous voulez m ouvrir rotre cœur, tous conviendras que vous m'en savez quelque gré.

JULIE

En vérité, monsieur, un pareil discours me semble bien extraordinaire*

LE MARQUIS

Oh ça ! si vous voulez que nous soyons amis , il faut vous défaire de cette retenue hors de saiso.i. Que diable ! quand on se convient , et que les tuteurs /les oncles et tous ces animaux-là consentent, à quoi bon se contraindre ?

/ JULIE

Si l'on consent de votre côté , je puis vous assurer qu'il n'en est pas de même du mien*

LE MARQUIS

Quoi ! votre tuteur ne vient pas , dans le moment , de me témoigner le plaisir que lui mit notre union ?

JULIE

Il est dans l'erreur , et je l'eu aurois déjà désabusé si la surprise où je suis me l'avoit permis.

LE MARQUIS. -

Quel est donc votre dessein ? Àvez-vous envie qu'il s'oppose à ce que vous désirez vous-même 7

JULIE

Mais, encore une fois, sur quel fondement vous étes-vous imaginé ce désir de ma part ?

LE MARQUIS

La question est charmante! Savez -vous bien qu'à la du je me ficherai ?

i3a LA PUPILLE.

JULIZ.

Mais vraiment , tous vous • fâcherez si vous voulez. Soyez persuadé que je n'ai , de ma vie , pensé à vous.

C'est une façon de parler.,

JULIE

IN on; vous pouvez prendre ce que je dis à la

lettre.

LE MARQUIS

Allons , allons , je sais ce que j'en dois croire.

JULIE

Tf e poussez pas , croyez-moi , plus loin l'extravagance.

LE MABQUIS.

Ne sojez pas plus long-temps cruelle à vous-

même.

JULIE

Finissons , de grâce.

LE mauquis.

Franchement , vous croyez 'donc ne me point aimer?

JULIE

Je le crois , et rien n'est plus certain.

LE MABQUIS.

Je vous permets de me haïr toujours de même.

Jt ne puis plus soutenir un pareil entretien.

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