ARISTE, ORGON, JULIE, LE MARQUIS
onoov, à Ariste, au fond du théâtre.
Ce que vous me dites là me fait un grand plaisir.... (Montrant Julie et le marquis.) Les voilà, ces pauvres enfants! Que Ton passe d'heureux moments & cet âge!
ARISTE
Je ne perds point de temps , comme vous voyez : mon empressement vous prouve combien je suis sensible à cet honneur.
ORGON
Je suis d'avis que l'onBcesse le contrat aujourd'hui. L'idée dune noce me ragaillardit; et quoique la mode des violons sdit passée/* il faut en avoir et suivre la manière bourgeoise... (S' apercevant du trouble oà sont Julie et le marquis.) Mais , il me semble que nos amants se boudent.**» (Au marquis, en s' approchant. ) Qu'as-tu donc, Valère? te voilà tout réveurj %
Théâtre. Comédies. 10. 12
LE MARQUIS
Une bagatelle , mon oncle. ,
ariste, h Julie, en s' approchant aussi.
Et vous , Julie , quel est le trouble où je vous vois ?
JULIE
Vous êtes dans Terreur à mon égard. Je vous y ai laissé , parce que je n'ai point cru que les conséquences en se roi eut si promptes , ni si sérieuses : mais je me trouve forcée de vous dire que vous ne m avez point entendue.
AmiSTE.
Comment donc ?
OR G ON
Qu'est-ce que cela veut dire ?
LE MARQUIS, hJulU.
Il n'est pas mal de le prendre sur ce ton! et c'est bien à vous à vous plaindre vraiment.. .. {A Ariste et à Orgtn. ) Il est bon que vous sachiez que nous avons eu- quelque altercation ensemble. Mademoiselle , sur un mot , se révolte» et ftttt la méchante.
oroon.
Oh ! n'est-ce que cela? Bon ! bon ! ce sont là de tes orages qui minent les amant» an port.
ariste, à Julien
Ne vous repentez point de vous être déclarée. 11 ne faut point , ma ehère Julie , passer ai prompte* ment d'un sentiment à un autre. Votre querelle est m:e querelle d'amitié.