SCÈNE IX
CATHERINE, 5e«/c.
Triste sort d'une femme sur le trône! tous les yeux sont ouverts sur elle ; et pourtant n'est-elle pas contrainte à des démarches fpie n'oserait tenter la plus obscure de ses sujettes?... Si on l'aime, on tremble de le lui dire! il faut que son regard encourage; que son cœur parle le premier; que son orgueil de femme se taise!... Eh bien! je n'ai pu résister à l'attrait qui m'entraîne : il a deviné sans doute quel bonheur l'attend ici!... je vais le voir!... (^Elle va s'asseoir sons le Iwsqaci. ) Là, seul, à mon côté!... j'épierai sur ses nobles traits les impressions que fera naître chacune de mes paroles!... Mais que Potemkin ignore... pauvre ami! pourquoi son amour survit-il au mien et me force-t-ilà letromper ?... Ah!.., j'entends des pas... c'est Lowinski.. .