SCÈNE XIY
PAULESKA, LE PRINCE DE LIGNE, LOWINSRÏ.
PAVLESKA.
Dieu!...
LE PRINCE, souriant.
Ne vous effrayez pas.
LOWINSKI.
Au milieu de cette Kte bruyante, la foule...
LE PRINCE
Empêche de parler et de s'entendre, et l'on brûle d'envie de faire l'un et l'autre!.. . D'ailleurs, il ne i'aut qu'un regard imprudent. . .
PATILESKA.
Que dites-vous, prince?... vous soupçonneriez...
LE PRINCE
Oh! je ne soupçonne plus!... Mais ne craignez rien de mes observations : si je trouve quelque plaisir à me moquer des gens ridicules, j'en ai plus encore à plaindre ceux qui ont tort, à fiimer ceux qui sont malheureux.
PATJLESRA.
Je ne comprends pas. . .
LE PRINCE
Écoulez, aimable comtesse: j'ai suivi dans le bal le regard inquiet d'une femme qui peut tout ; il cherchait quelqu'un. . .
PAtLESKA.
Ah!...
LE PRINCE
Une plus longue absence ne serait peut-être pas sans danger : veuillez accepter mon bras. . . cela ne donnera d'ombrage à personne... Quant à vous, cher comte, demeurez ici, et ne vous chagrinez pas de votre solitude, [d demi-voix.) Je soupçonne qu'elle ne durera pas long-temps. [Ils sortent par les jardins à droite.)