ESCLAVES AVEC DES FLAMBEAUX
POTEMKIN
Arrêtez, Pauleska !
PAULESKA.
Non , non ! je veux être la première à déposer nion hommage aux pieds do ma nouvelle souveraine!
LOWINSKI.
Que dit-elle ?
PAULESKA.
Oui, comte Lowinski, rendez grâce, comme moi, à Catherine seconde, car maintenant nous sommes ses sujets.
LOWINSKI.
Comment?
C\THERINE.
i*auleska!... qui vous a dit?...
PAULESKA.
Oh! les secrets de la diplomatie ne résistent pas toujours à un désir de femme ! Je sais tout : la Pologne est démembrée !
L0W1NSS.I.
La Pologne!
PArLESKA.
Cette heureuse province, où nos premiers regards ont salué le jour, un trait de plume de Catherine lui a enlevé son nom! Comte Lowinski , changez votre devise et votre écusson, car vous avez changé de patrie!... Vous êtes Russe !
LOWINSKI.
Moi !
Et quand il serait vrai ? rougiriez-vous donc d'être le sujet de
LOwiNSKi , passant entre Catherine et Pauteska. J'étais fler d'être son allié !... mais son sujet?... jamais!
C ATHER INE
Qu'entends-je?
LOWINSKI.
Air : des tivis Couleurs.
Moi, désormais suivre votre bannière?
Ah ! vos faveurs deviendraient un affront : Enfant ingrat, quand gémit une mère, Sous ses bourreaux j'irais courber mon front ! O mon pays, l'Europe te délaisse, On te déchire, et je t'abandonnais!
(// arrache ses décorations ainsi que ses épauletles, et Us jette à ses
pieds. ) Signes honteux, gages de ma faiblesse, Disparaissez! {bis.) car je suis Polonais.
PAULESKA , à part.
Ah!... mon Dieu , je le remercie!
POTEMKIN, à part.
Son bonheur la trahit!... Je devine tout.
CATHERINt.
Insensé!
LE PRINCE , à part.
Le malheureux !
CATHERINE , uvec coiilraiute.
Comte Lowinski, j'admire votre courage.
POTEMKIN
Mais tant d'auducc doit être punie . el yt vais...
Q)iron attende mes ordres.
Final de M. Doche.