‹ Le fédéralisme dans la Haute-GaronneChapitre 22 sur 63 · MA YT ER · texte numérisé non relu

MA YT ER

lement. Ils sont unis par la haine de la Révolution qui leur fait oublier ce qu'ils doivent à leur patrie.

La Société populaire et les représentants en mission forment seuls l'élément jacobin. Aussi, ils se plaignent de ne point trouver assez d’ardeur républicaine chez les autorités constituées, pas plus qu'un dévouement suffisant à la cause publique. Ils leur reprochent de manquer de fermeté envers les contrerévolutionnaires (1), de ne point suveiller les prisons d’aristocrates. Ils leur reprochent encore de laisser circule des lettres suspectes, de délivrer trop facilement des certificats de civisme. Ils leur reprochent, surtout, d’avoir libéré les détenus girondins et de se montrer faibles, hésitants. Cet état d’indécision aurait peut-être encore duré, si l’arrivée de Chabot n'avait pas fait éclater le conflit. Comme la venue de Chabot coïncide avec le coup d'Etat du 31 mai, son intervention entraîne deux, résultats immédiats :

1° Pousser la Société populaire aux mesures Jacobines extrêmes ;

2° Déterminer les autorités constituées à prendre parti ouvertement pour la Gironde.

C’est donc l'affaire Chabot qui provoque à Toulouse et dans le département de la Haute-Garonne, la crise fédéraliste, en groupant contre le gouvernement de Paris l’ensemble des mécontents, des modérés, soutenus par les royalistes.

(1f « Le crime est impuni souvent dans les campagnes, parce que ceux qui sont la dupe de nos ennemis ne savent où s'adresser pour dénoncer les « quoquins ».

(Déverès, officier municipal de Fourquevaux).

(Affaires de police, archives communales I* 9).

Dr”, 2 FAN CU QAR COR

Page 1