‹ Le Ferment lactique dans les Suppurations nasalesChapitre 20 sur 30 · RASE · texte numérisé non relu

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queuses, GOTTSTEIN a observé la destruction com-

plète de ces mêmes glandes, SCHUCHARDT, une mo-

dificalion profonde de l’épithélium qui de cylindrique était devenu stratifié.

Plus profondément même, le périoste est infiltré de cellules rondes, le squelette du nez est devenu le siège d’ostéite raréfiante, de résorption osseuse

Comparable à l’ostéomalacie.

D'autre part BROECHÆRT, outre l’atrophie glandulaire, relève des lésions d’endartérite et d'endophlébite oblitérante causes peut-être primitives de l’atrophie. | Etsurla muqueuse ainsi maltraitée viennent cultiver non seulement le pneumocoque (Thost) hôte quasi normal des voies respiratoires, le diplocoque de Fraenkel et diverses variétés de staphylocoques, mais aussi le bacille pseudo-diphtérique, le bacille fétide, d’autres formes trouvées par BELFANTI, PAULSEN, COZZOLINO, et enfin le bacille de Loewenberg, dont la fréquence est telle qu’il a été dit spécifique de l'Ozène. | 2

De la pullulation de ces microbes résulte la suppuration de couleur blanchâtre, jaune, grisâtre ou verdâtre sous forme de bouchons irréguliers mélangés de croûtes plus sèches et plus foncées. De la pulréfaction de ces produits vient l'odeur fétide com-

parée à celle de la punaise écrasée. Plus forte le ma-

tin que le soir, elle est rapport direct avec la quantité des sécrétions, elle leur est rattachée et ne disparait qu'avec elles,

C'est cette purulence et ‘cette odeur, symptômes capitaux de l’ozène, qui en font une maladie particulièrement génante ; contre elles jusqu'ici est dirigée une thérapeutique sans effets sur l’atrophie, aussi devons-nous nous estimer heureux lorsque le résultat ainsi cherché est obtenu.

Dans sa communication de juillet-août 1940, STe- PINSKI nous dit avoir dirigé contre l’ozène ses premiers essais du ferment laclique en rhinologie.

Les deux cas cités par lui n’avaient pas été modifiés, dit-il, par les traitements classiques.

Après quatre à six badigeonnages d’eau bouillie tiède dans laquelle il avait fait dissoudre trois comprimés de ferment desséché pour 15 grammes d’eau, la fétidité avait disparue et la sécrétion tendait à diminuer, mais si l’on cessait les badigeonna- . ges l’odeur revenait.

Modifiant cette façon d’agir, il a plus simplement employé les pulvérisations de poudre fine et ce traitement sur un autre malade faisait disparaitre complètement la fétidité en trois séances.

Sur 27 cas de rhinite atrophique simple ozéneuse est alors essayé le traitement lactique combiné au nettoyage préalable et à la galvano-cautérisation des cornels. Après 5 à 6 jours l'odeur était disparue et après 17 au minimüm et au plus 68 jours de traitement, la suppuration cessait. Dans 22 cas sur 27, il n'y eut plus à recommencer, el les cinq cas rebelles furent guéris en quelques séances faites après une accalmie de plusieurs mois.

SEA Re

Il est juste de dire, ajoute Stepinski, que ces malades «sont restés un peu esclaves de leur nez, qu'après guérison nous leur avons fait soigner régulièrement en cas d'alertes. »

HoOLBROooK CurrTiss de New-York et GOODALE, de Boston, relatent des améliorations aussi faciles. Les résultats, dit le premier, sont surprenants, l’odeur et les croûtes disparaissent en peu de temps. Tous deux emploient ie même procédé mixte de: nettoyage avec une solution saline faible et de pulvérisatlon de culture pure de ferment lactique.

Nous rapportons, ci-après, quelques observations relevées dans des communications de l’école américaine, nous y joignons celles prises par nous à la consultation de l'hôpital Saint-Jacques. Leur lecture montrera avec quelle rapidité s’est faite la désodorisation, puis avec quelle facilité on a pu détacher les sécrétions. Nous n’irons pas jusqu’à parler de guérison, Car dans tous les cas vus par nous, le malade a dû s’astreindre à des prisées quotidiennes de ferment lactique, prisées plus faciles d’ailleurs à suivre que les lavages, et lorsqu'elles n'étaient pas faites, peu à peu la secrétion puis l'odeur disparais-

salient.

OBSERXATION XVII

(Communiquee par Samuel Golstein, chef de clinique . Poto-rhino-laryngologie à l'hôpital de Newc York)

N. R..., femme âgée de 30 ans, vue le 17 octobre 1908. Elle est atteinte de Rhino-pharyngite atrophique et cela

PAT LR

depuis près de 13 ans. De grosses croutes déterminent parfois chez elle des obstructions nasales; l'odeur est très désagréable. Ÿ

Traitement et résultat.

Icthyol et thigenol ont été essayés pendant les 3 dernières années mais vainement.

Depuis, 4 mois des pulvérisations de ferment lactique sont faites des deux côtés après nettoyage complet des fosses nasales. Les fosses sont garnies de coton.

À la 3° pulvérisation les croûtes devinrent plus petites et molles. Comme consistance, et l'odeur exhalée bien moins forte.

Actuellement le côté droit est très amélioré, il présente moins de croûtes et pas d’odeur.

C'est. là un cas très interessant, dit l'observateur, vu les symptômes d’atrophie bien prononcée, les troubles occasionnés et la durée du traitement lactique comparée à celle

du précédent.

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