CHAPITRE III L'Ozène
Plus intéressants encore sont les résultats obtenus dans la thérapeutique de la rhinite atrophique fétide par le ferment lactique. Nous pouvons dire que là, il donne des succès d'autant plus appréciables que jusqu’à ce jour, cette affeclion s’est toujours montrée très longue et très rebelle à toute thérapeuti-. que. Les injections de paraffine sous la muqueuse du cornet inférieur n’ont pas, à la longue, donné les résultats qu'une technique bien réglée et de brillants débuts, semblaient promettre. Tout au plus est-on arrivé, par des inhalalions ou des irrigations répétées d’eau salée ou alcaline, à favoriser la chute des croutes causes de la fétidité persistante ; et les résultats n’ont été durables qu’autant que ces soins difficiles et ennuyeux ont euxmêmes été pratiqués régulièrement. °°"
EN
Normalement. avons-nous dit, la muqueuse pituitaire lutte efficacement contre l'infection qui la guette à tout moment et que peut faire triompher un trouble même passager. À plus forte raison les germes infectieux doivent-ils pulluler lorsqu'ils se trouventsur une muqueuse ulcérée et atrophiée de façon persistante. Là, plus de mucus dont l'effet microbicide se fasse sentir, plus de protection à l'égard des poussières multiples dont le dépôt favorise l’irritation de la muqueuse et le dessèchement des sécrétions sur place.
FRAENKEL et BAGINSKY ont donné de l’ozène la définition suivante : C’est un catarrhe nasal sans caractère distinctif ulcéreux, pouvant atteindre le larynx et le pharynx, se différentiant habituellement du catarrhe chronique par une certaine spécificité caractérisée par une sécrétion rapidement desséchante, une odeur fétide et l’atrophie de la muqueuse nasale et des os du nez (Lannois).
L’ozène vrai s'accompagne en effet d’une atrophie profonde de la muqueuse pituitaire. Qu'elle soit due à une altération des centres bulbaires de la défense nasale, à une faillites des centres trophiques ou simplement à une altération directe par irritation répétée, par une rhinite chronique suppurée récidivante, amenant des troubles nutritifs des tissus et créant la sclérose fondamentale, les résultats sont les mêmes.
KAFERMAN et KRAUSE ont pu voir une atrophie avec dégénérescence graisseuse des glandés mu-
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