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À plusieurs reprises, lorsqu'il ne s’en était pas servi pendant 8 jours, la sécrétion réapparaissait et il ne se sentait plus bien.
Il est devenu esclave de la dite culture etne peut plus s’en passer. L'amélioration semble dépendre de la conti-
nuité de son emploi.
OBSERVATION XX (personnelle)
Paule M..., âgée de 21 ans est venue consulter pour une mauvaise odeur qui la gêne plus elle-même que son entourage. |
Le spéculum montre une atrophie très notable des deux cornets inférieurs, la muqueuse pituitaire est dans son ensemble décolorée et dépolie, les sécrétions ne sont pas très abondantes tandis que des croûtes plus nombreuses adhérent aux parois.
Le 15 janvier 1911, après un premier nettoyage fait par nous, la malade commence à se soigner par les lavages à l'eau alcaline tiède et suivis d'application de pommade au menthol et au Baume du Pérou.
Après r mois de ce traitement, l'état n’est pas sensiblement meilleur. Nous prescrivons cinq prises quotidiennes de ferment lactique et cessons le traitement précédent.
4 ou 5 jours plus tard, au dire de la malade, il n’y a plus d’odeur et les croûtes se détachent mieux.
Le 10° jour du traitement, nous ne voyons plus que des croûtes petites se détachant très facilement, il n’y a plus d'odeur.
N'ayant plus de poudre à notre disposition nous cessons le traitement et la maladie reparaît avec son odeur et ses sécrétions. Nous conseillons alors à la malade d'en acheter
elle-même et le mieux reparaît vite.
TT e PR
Elle continue ce traitement, nous avons pula revoir pour
une autre cause mais elle n’a plus pour son ozène recours à nos soins.
OBSERVATION XXI (personnelle)
Renée R, âgée de 24 ans, se plaint d’une fétidité d’ha-
leine qui la gêne elle-même, et est effrayée de la quantité
deïpus vert et de croûtes semblables, qu’elle mouche sans cesse.
L'examen nous montre dans les deux cavités une grande. quantité de ces croûtes, tapissant la cloison ct les cornets : vers la partie supérieure, du pus coule assez abondant des deux côtés,
Après nettoyage à l’eau oxygénée, nous voyons une
muqueuse pâle et dépolie, avec quelques points saignants
correspondant aux croûtes enlevées. Mais à part une pe-,
tite diminution du volume du cornet inférieur gauche, latrophie est peu marquée.
Du côté du pharynx, même aspect. pâle de la muqueuse se continuant à celui de la précédente, quelques croûtes mais petites.
Le 18 janvier 1911 nous ordonnons cinq prises quotidiennes de poudre de terment eope
Nous ne voyons plus la mälade qu’en novembre, elle n’a pas suivi régulièrement son traitemént. Néanmoins, l'odeur a disparu assez vite et les croûtes sont très diminuées et faciles à enlever lorsau’elle le suit.
En ce moment elle n’a plus d’odeur, les croûtes en petite
“quantité s’enlèvent facilement quoique les prises soient
réduites à 2 ou 3 seulement par jour,
LR") NE
OBSERVATION XXII (personnelle) :
La nommée Louise R... âgée de 27 ans, professeur de musique, vient parce qu'élle souffre d’étouffements jréquents et a le nez rempli de croûtes d’odeur insupportable. De temps en temps celles-ci descendent par le rhino pharynx et provoquent les crises pénibles. Elle se soigne depuis de longues années et prétend avoir tout essayé sans résultat. |
Les cavités gauches et droites sont tapissées de croûtes aux parties inférieures et secrètent un pus vert abondant plus haut. Le nettoyage laisse voir une atrophie considérable, les cornets inférieurs et moyens n'existent plus qu'à l'état rudimentaire! la muqueuse est décolorée et saignante aux points d’adhérence des croutes qui viennent d’être enlevées. |
Dans le pharynx, même atrophie, avec sensations de sécheresse pénibles. Par les choanes s’échappent du pus et des croutes qui adhèrent à la muqueuse pharyngienne.
Nous essayons, pendant 15 jours, les méthodes usuelles de traitement, sans résultat bien appréciable.
Le 28 janvier 1911 nous commençons les prises de ferment lactique.
Le 2 février, les croutes commencent à être plus molles, elles se détachent assez facilement pour être mouchées, elle a repris ses occupations sans gène pour son entourage et continue ses prises. « C’est une infirmité, dit-elle, qui ne regarde plus que moi ».
OBSERVATION XXIII (personnelle)
Juliette R, âgée de 21 ans, plumassière, se plaint de crises d’étouffement fréquentes. Le nez et la gorge sont pour elle une gène fréquente. |
À l’examen on constate une rhinite atrophique double avec sécrétion jaunâtre abondante et croûtes desséchées tapissant les parois.
Du côté du pharynx,mêmé atrophie avec aspect décoloré et vernissé de la muqueuse et quelques traces d’une suppuration s'étendant de ce côté.
La mauvaise odeur est manifeste.
Le 6 juin rorr est fait un premier nettoyage à l’eau carbonatée, ie un pansement à l’eau oxygénée et l’on ordonne une pommade mentholée pour le matin et le soir.
Le 13 du même mois, les croûtes sont un peu moins
‘sèches mais lasuppuration toujours abondante et les étouf-
fements pareils. On fait une application de bleu de méthy-
lène et on continue la pommade.
5 LR Le 23, même état, après nettoyage à l’eau oxygénée nous prescrivons le ferment lactique.
Le 7 juillet,la malade n’a plus eu de crises d’étouffement elle se mouche bien mieux et la mauvaise odeur a presque disparu.
Le 9, deux nouvelles crises d’étouffement sont observées dans la même journée.
Le 30, le traitement ayant été continué, les crises n’ont pas reparu, le nez est propre et n’exale plus de mauvaise odeur.
Depuis ce jour, nous l'avons perdue de vue,
OBSERVATION XXIV (personnelle)
M. G. âgée de 47 ans, femme de ménage, vient en côti- Sultation de l'hôpital St-Jacques en novembre 1911. Elle exhale üne odéur désagréable assez prononcée et
se plaint de douleur frontale.
Examinée, elle présente une rhinite atrophique double avec sécrétion purulente et croûtes en quantité considérable surtout du côté droit.
Au pharynx sont des lésions de pharyngite sèche.
On procède au nettoyage à l'eau oxigénée, suivi d’un pansement au bleu de methylène et d’une pommade mentholée quotidienne.
Le 20 décembre suivant, l’état étant peu amélioré nous ordonnons decontinuer la pommade et en outre, Îles prises de ferment lactique.
Le 12 janvier 1912, l'état est très amélioré, les croûtes moins épaissés se détachent facilement, l'odeur n'est plus mauvaise et la toux que provoquait la chute des croûtes dans le pharynx a cessé. |
Nous faisons cesser l'usage de la pommade pour continuer seulement le ferment lactique, l'état local est presque parfait, presque plus de croûtes. La malade ne songe
plus guère à son ancienne infirmité.
OBSERVATION XXV (personnelle),
Mme B. âgée de 32 ans, vient consulter à Saint-Jacques, le 24 janvier Fgt.
Elle ne sent plus rien, et l'odeur de son haleine gêne ceux qui l'entourent.
À l'examen nous voyons les 2 fosses nasales embarassées du pus et de croutes adhérentes surtout à la région du cornet moyen. Nous pouvons les détacher après un contact prolongé d’eau oxygénée et nous constatons une légère
atrophie des cornets inférieurs avec une teinte générale
pâle de la muqueuse.
Nous prescrivons la pommade mentholée et une poudre à base de strychnine.
Le 13 février, la suppuration a diminuée, les croutes sont
un peu moins abondantes mais encore assez ahérentes et d’odeur forte.
Le 20, l’état n’a pas changé. Nous faisons un nouveau nettoyage à l’eau oxygénée et ordonnons DORE tout traitement le ferment lactique.
Le 27, les sécrétions sont presque taries, quelques filament vont de la cloison au cornet gauche. un peu de pus est accumulé sur le plancher. Il n’y a plus de croutes et, plus d’odeur.
Le 5 mars la sécrétion persiste encore à droite sur la face convexe du cornet inférieur, la muqueuse est moins sèche et moins pâle.
La malade continue son traitement.