‹ Le Ferment lactique dans les Suppurations nasalesChapitre 24 sur 30 · OBSERVATION XXVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVI

Communiquée par le docteur Closier, ancien interne

de l'hôpital Saint-Joseph

Le 24 janvier 1012, Mathilde D. âgée de 18 ans se plaint d’obstruction nasale avec sensations d’etouffement, remontant dit-elle à son enfance.

Elle a des épistaxis fréquents, rejette par lé nez beaucoup de croûtes fétides et se mouche avec peine, La déglutition

de croûtes semblables a déterminé chez elle l’entérite

chronique. Des maux de têtes avec exacerbations, sont

fréquents, sa voix a changé de timbre depuis peu. La Rhinoscopie antérieure montre les deux fosses nasa-

les obstruées par les croûtes et après nettoyage, une atro-

ES { phie assez considérable du cornet droit avec enfoncement

de la cloison formant cavité très spacieuse. Le cornet

moyen presque normal, abrite quelques croûtes.

La fosse gauche est rendue plus étroite par la cloison déviée et l'existence d'une crète chondrovomérale. Le cornet moyen y est recouvert de croûtes. Dans l’ensemble la muqueuse pituitaire est pâle, vérnissée, avec quelques érosions superficielles.

La cavité buccale ne montre pas de dents cariées, le voile est pâle, la paroi postérieure dn pharynx est tapissée de mucosités avec quelques croutelles adhérentes.

La Rhinoscopie postérieure montre l’atrophie des cornets et l'agrandissement de la fosse droite. |

La laryngoscopie fait constater des cordes vocales rouges, légèrement épaissies, un état velvetique de la région interarytenoïdienne, mais pas de croûtes.

Pour lutter contre l’obstruction nasale nous recommandons les lavages de sérum physiologique, et contre le symptôme ozène, l'usage de pate de ferment lactique,enfin quelques exercices respiratoires.

Le 31 Janvier soit sept jours plus tard, les mucosités ont diminué, presque plus de croûtes dans la partie inférieure des fosses nasales, et surtout plus d'odeur qui gênait l’entourage. La muqueuse est plus humide et moins pâle, les maux de tête ont disparu, il u’y a plus de crises d’étouffement.

Revue le ro février, les sécrétions sont encore modifiées. I n'y a plus de croûtes qu'à la partie supérieure et nous

engageons la malade à continuer son traitement.

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