‹ Le festin de pierre: comédie en cinq actes, de MolièreChapitre 16 sur 69 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

DON JUAN, SGANARELLE, CHARLOTTE

DON JUAN, n n'y faut plat penser, c'en est fait , Sganarelle; La force entre mes bras alU>t mettre la belle , Lorsque ce coup de vent, dttBcile à prévoir.

Renversant notre barque , a trompé mon espoir. Si par là de mon feu l'espérance est frivole , L'aimable paysanne aisément m'en console ; Et c'est une conquête assex pleine d'appas.

Qui dans l'occasion na m'échappera pas.

Déjà, par cent donireurs, f ai jeté, dfps son âme, Des dispositions à bieif traiter n^a flamme ; On se platt à m'entendre, et je puis espérer Qu'ici je n'aurai pas long-femps à soupiier.

SGANARBLLB.

Afi ! monsieur , je frémis à vous entendre dire ! Quoi ! des bras de la mort quand le ciel nous retire , Au lieu de mériter, par quelque amendement , Les bontés qu'il répand sur nous incessamment; Au lieu de renoncer aux folles amourettes.

Qui déjà tant de fois. . .Paix, coquin que vous êtes ; Monsieur sait ce qu'il fai( ; et vous ne «avez , vous, Ce que vou» dites.

PON 117 AN, Ah ! que vois- je auprès de noui ?

AGANABKLLV.

Qn'est-ce?

DON JUAN, Tonrne les yeux , Sganarelle , ef condamne La surprise où me met cette autre paysanne.

D'où sort-elle ? Peut-on rien voir de plut durmant "* CelW-ci Tant bien l'antre , et mif nx.

SGANAElfcr.K.

''? AsMirément.

DOlf JCiît.

Ilfautquejeluiparle.

8GANABELLB.

, Autre pièce nouvelle.

DON JUAN

L'agrétbie rencontre I Et d'où me vient, la belle , L'inespéré bonhenr de trouver en ces lieux, Soa»c«t habit rustique, un chef-d'œuvre des cieux ?

CHABLOTTB.

Eh! monsieur....

Il n'est point un plus joli visage.

DON JUAN

Demeurez-vous , ma belle, en «e village?

CHABLOTTB.

Oui , monateu.

DON JUAN

Votre nom ?

CHABLOTTB.

Charlotte , k vous servir « Si fen étais capable.

DON JUAN

Ah ! je me sens ravir.

Qu'elle est belle ! et qu'au cœur sa vue est dangerenael Pour moi....

CHABLOTTB.

Tons me rendez , monsteu , toute honteuse* DON JUAN.

HontPRse d'ouir dire u i vos vérités I Sganarelle , as-tu vu jamais tant de beautés ? Toumez-vous.s'ilvous plait.Que sa taille estmignonn« i y,HtffK un4u>u U t^te. Ah I i'aimable personika i

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