ACTE n , SCENE m
Cette boucte , ces yeux ! . . . Ouvrez-les toat-à-fait. Qu'ilsont beaux! Et vos dents? Il n'est rien si parfait! Ces lèvrei ont surtout un vermeil que j'admire. t'en saii charmé.
CHARLOTTE. Monsieu , cela vous plaît à dire :
Et je ne sais si c'e&t pour vous railler de moi.
rtON JUAN.
Me railler de vous ? Non , j'ai trop de bonne foi. Regarde lette main plus blaache que l'ivoire, Sgaoarelle, peut-on....
CHARLOTTE
Fi, monsieu, al est noire, Toat comme je n^sais quoi.
DOXf JOAN.
Laissez-la mot baiser.
CHARLOTTE
C'est trop d'honneur pour moi j j'n'os'ral» vous refoatrt Mais si j'euss* su tout ça avant votre arrivé* , Exprès aveu du son je m'ia serais lavée.
DOW JUAN
Voua n'étct point encor mariée ?
CHARLOTTE
Oh ! non pa« ; Mais je dois hient.1t l'être au fils du grand Lacas ; Il se nomme Piarrot. C'est ma tante PhlipoUs Qui nous fait marier.
DON JOAN
Quoi ! vous , belle Cbarlottc, D'un simple paysan ôtve la femme ! Non :
Il vous faut autre cho.^e ; et je crois tout de bon Que le riel m'a conduit exprès , dans ce village , Pour rompre cet injuste et honteux mariage :
Car enfin je vous aime; et, malgré les jaloux. Pourvu que je vous plaise , il ne tiendra qu'à rtnu Qu'un ne trouve moyen de vous faire parallr*
Dans IVclat des honnenrs oh voat méritei d'être. Cet amonr est bien prompt , fe TavcArai ; mais quoi! Vos beautéf tout d'nn coup ont triomphe de moi ; Et je TOUS aime autant , Charlotte , en un quart d'heure. Qu'on aimerait une autre en six mois.
CHABLOTTB.
Oui?
OOIf 9IJ4N.
Je m^are, S'il est rien de pins Trat.
CHABLOTTK.
Monsieur, je voudrais bien Que ça fAt tont com*ça ; car vous ne m'dites rien Qni ne m*fasse assé x'aise , et j'aurais bian envie De n'vons mécroire point : mais j'ai toute ma vie Entendu dire à ceux qui savon bian c'qne c'est, Qn'i n'est point de monsieur qui ne soit tonjon prêt A tromper qneuque fille , k moins qu'al'o'y regarde,
DOH IDJUr.
Snis-je de ces gens-là? Non , Charlotte.
SGAHABBLLB.
II n'a 6« rde î
DON IDAN.
Le temps tous fera voir comme j'en veux user.
CHABLOTTB.
Aussi je nVondrais pas me laisser abuser , Yoyes-vons : si j'sis pauvre , et native au village , J'ai d'honneur tont autant qu'on en ait k mon âge ; Et pour tont l'ordn monde on n*me pourrait tenter. Si j pensais qu'en m'aimant l'en tne l'vonlAt 6tev.
DOW JUAN
Je voudrais vous Voter ! moi ! ce soupçon m*ofl[èn'e. Croyez que pour cela j'ai trop de conscience ; Et que , si vos appas m'ont su d'abord charmer , Ce n'est qn'en tont honneur que je veux vous aimer. Ponr i^ons le faire voir, apprenes que dans l'ânae