‹ Le festin de pierre: comédie en cinq actes, de MolièreChapitre 36 sur 69 · ACTE in , SCENE m · texte numérisé non relu

ACTE in , SCENE m

^ , t SGA^ARRLLE. > \

(h TUrèse.y ' ' ■' • Vous ne Mvex pat bien , madame , qai nous »omme«.

LÉONUR.

Est-ce faire du mal , quand c'est à bonne fin ? Ce monsieur-ià m'a dit qu'il était médecin ; Et je lui demandais si , pour guérir votre astbme , II ne savait pas.

SGANARELLB.

Oui , j'ai certain cataplasme Qui , posé lorsqu'on tombe en suHbcation , Facilite aussitôt la respiration.

THéRÈSB.

Eh ! mon dieu ! là-dessus j'ai vu les plus habiles ; Leurs remèdei me sont remèdes inutiles. ,

SaANABBLLB. . ^ ( ( > U< C '' Je le crois. La plupart des plus grandis midecins ' ( Ne sont bons qu'a venir visiter des bassins : Mais pour moi, qui vais droit an souverain dictame ^ Je guéris de tons maux ; et je voudrais , madame , Que votre asthme vous tint du haut jusques au bas : Trois jours mon cataplasme , il n'y paraîtrait pas.

TBÉB^SB.

Hélaa! que vous feriei une admirable cure!

SGÂfrARELLB.

Je parle ha r dim e nt . mais ma parole est sâre. Demande! k monsieur. Outre l'asthme , il avait Ui^^lus au c6té , qui toujours s'élevait ; Du^tVfihragme impur l'humeur trop réunie Le mettait tous les ans dix fois à l'agonie ; En huit jours, je vous ai balayé tout cela.

Nettoyé l'impur, et... Regarder, le voilà Aussi frais* aussi plein de vigueur énergique, Qae s'il n'avait jamais eu tache d'asthmatique.

8oa teint est frais, sans dout«, et «l'un viféclaljot.

é^ IpE tEâtlK DE PIERRE,

SCANABELLE.

Çh , voyons votre pouls. Il «st intermittent ; La palpitation du poumon s*y dénote.

TH^RàSE. '" " Quelquefois...' ^ ■

SGAMABELLE.

Votre languç? Elle n'est pas tant sotte.

En-dessous , levex-la. L'asthme y parait marqué. Ah ! si mbn caCaplauue était vite appliqué..*

THÉBiSB. / OU donc r«pplique-t-on ?

SGANABELLB»

( lui parlant avec action , pour l'etnp^hef de voit que don Juan entretient tout bas Lèonor.) • Tout droit sur la partie

Ou la force de l'asthme est le plus départie. Comme l'obstruction se fait de ce côté , Il faut, autant qu'on peut, la mettre en liberté} Car , selon que d'abord la chaleur restnngente A pu se ramasser, la partie estaonffrante , Et laisse k respire^ le conduit plus étroit.

Or est-il que le chaud ne vient jamais du froid : Par conséquent , sitôt que dans une famille Vous Yoyes que le mal prend cours...

TH^BàSB.

(à lèonor.)

Passez de ce côté.

8GANABBLLB.

( continuant.) Ne différez jamais.

PON JUAN

( bas , h Lèonor.) Vou» viendrez donc ce ioir?

PetiU fille f

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