SCÈNE VIÏI
URSULE, seule.
lci,dans un instant, il me diraque nous nous étions trompés... mais si c’était vrai pourtant ! si cette femme l’avait ensorcelé au point... Dix-huit ans ! une ambitieuse... qui ne peut pas l’aimer ! Une coquette.-., qui le rend déjà la fable de la ville!., que serait-ce donc plus tard? Mon frère!., et notre nom... estimé .. respecté de tous... Ah! j’aurais dù y aller moi-uicme! je me serais opposée ... J’aurais combattu !... j’aurais... (s'arrêtant iout à coup.) Qu'est-ce que je dis? une scène!., un esclandre !.. mauvais moyen!., mais je ne puis pas cependant lui laisser faire une pareille folie!
Air : Simple soldat (Armes de Richelieu).
Pour le sauver que faut-il donc tenter?
A mes conseils il serait insensible !
L’amour l'entraîne... et, vouloir l’arrêter,
C’est entreprendre une tàcbe impossible!
A vingt-cinq ans le cœur aime toujours De toutes les forces de sa jeunesse...
Mais , à cinquante, au déclin des beaux jours,
Le cœur rêvant de tardives amours Aime de toute sa faiblesse!
Ah! cette incertitude me tue!... (eue se dirige »er, lefoud. SCÈNE IX.
URSULE, MARIANIC \
MAR1ANIC, très-agitée, venant de gauche.
Ah! ma tante! si vous saviez...
* Marianic, Ursule.