SCÈNE VII
FORTUNIEN, D’AVENAY.
FORTUNIEN.
Allez-vous-en à tous les diables 1
Au diable l’importun 1
FORTUNIEN entre en riant am éclats.
Ahl ah! ah!... (s'interrompant.) Ah! cher ami, on me refusait ta porte; mais j’ai forcé la consigne... J’avais besoin de parler à quelqu’un de mon steeple-chase, où tout s’est passé comme je l’avais prévu. Ah! ah! ah! mon cher ami, je ris comme cela • depuis l’avenue de Longchamps.
d’avenay.
C’est donc bien gai ?
FORTUNIEN.
Je n’ën sais rien. Le signal donné, Marocain, à Marguerite, est parti, bien entendu, à fond de train, et Lady Bom, au contraire... tu sais?... (imitant te pa« de danse.) Une, deux, une, deux!... Oh! elle ne pressait pas le mouvement, va!... Juliette avait beau s’escrimer de la cravache et de l’éperon, c’était toujours une, deux! une, deux! tandis que tout debout, derrière mon tilbury, du haut duquel j’assistais, en compagnie de Michel Kéwitch, à cette lutte inégale, mon petit groom, d’après mes ordres, accompagnait le pas en question avec un tambour de basque!... 11 y avait cinq cents personnes autour de nous; la circulation était interdite; la police commençait à s’en mêler. — Itouge de colère et comprenant enfin d’où partait le coup, Juliette a sauté à bas de cheval et s’est élancée vers moi la cravache haute; alors j’ai tourné bride et j’ai fui en toute hfile la vengeance de la terrible amazone. Lady Boni danse encore. (a d’Arenay, qui récouie à peine.) Comment, tu ne ris pas?
d’aven a y.
Excuse-moi; mais d’abord Ion histoire n’est pas drôle.
Il s'assied sur le canapé.
FORTU N1EN.
Ah ! elle n’est pas?... En veux-tu une autre? (n »a à u cheminée.) Notre ami Michel Kéwitch est amoureux fou de la belle Antonia, la maîtresse de ce Brésilien, tu sais?
d’a venay.
Ah!