FOUT U N IEN
Eh bien ! pour le piquer au jeu, je lui ai fait accroire qu’Antonia avait eu des aïeux égorgés par les Cosaques, et qu’elle détestait tous les Busses en général et lui en particulier. Il est comme un crin, et il a juré de l’emmener esclave en Sibérie. Il doit & présenter tantôt chez elle.
D A VENAY, à part, sc levant et passant à gauche.
Tantôt? Oh! j’y serai avant lui... Mais le pourrai-je?... avec Adrienne qui... Ah ! mon Dieu ! et ce dîner! il faut le contremander. (Haut.) Fortunien, veux-tu me rendre un service?
FORTUNIEN, venant à lui.
Parbleu !
d’a VENAY.
Eh bien, va chez tous ceux de nos amis qui soupaient cette nuit ici, etdis-leur que notre dîner ne peut avoir lieu, que je ne suis pas libre.... qu’une affaire importante...
FORTUNIEN.
Oui, enfin, un mensonge! je le trouverai cela. Tu peux compter sur moi... Je pars.
d’a VENAY.
As-tu ta voiture?
FORTUNIEN.
Non ; Kéwitch l’a gardée.
d’avenay.
Eh bien, prends la mienne, elle est en bas.
FORTUNIEN.
C’est entendu, (neprenant sa gaieté.) Ah ! ah ! ah ! cette pauvre Juliette! (a de Mériel, qui est entré.) Ah ! IUafoi! Chd’ HUli, tU RS pei'du,
mais Paul te contera cela.
U sort par le fond.