‹ Le feu au couvent comedie en un acte, en proseChapitre 6 sur 28 · FORT U NIE N · texte numérisé non relu

FORT U NIE N

l'n steeple-chase entre mesdames Marguerite et Juliette. Une idée à moi. J’ai fondé pour aujourd’hui un prix de trois mille francs.

DE MÉRIEL.

Juliette est excellente écuyère ; elle gagnera.

FORTÜNIEN.

J’en doute, car c’est moi qui fournis les Chevaux.

DE MÉRIEL.

Eh bien ! qu’esl-ce que cela fait?

FORTÜNIEN.

Cela fait que Juliette montera Lady Boni, une charmante petite béte que j’ai dressée de telle sorte, qu’elle ne fait jamais que le pas de danse : quatorze lieues en quinze jours. — Vous voyez la course d’ici.

d’aven AY.

Grand enfant ! Tu ne changeras donc jamais ?

FORTÜNIEN, se levant.

Jamais, jamais. — Taquiner, c’est mon seul plaisir. — Ainsi, quand une femme semble me voir d’un œil assez bienveillant, je la fuis. — Quand une femme me fuit, je cours après elle. Si je m’aperçois que décidément je lui suis antipathique, oh ! alors, je ne la quitte plus : elle me retrouve partout, aux bals, aux promenades, aux spectacles ; je l’accablé de lettres, de bouquets, de cadeaux ; je joue de la guitare sous son balcon. — Pour se débarrasser de moi, il est de toute nécessité qu’elle m’aime, qu’elle s’expatrie, ou qu’elle me fasse assassiner.

DE MERIEL, riant.

Mais sais-tu, qu’eu effet, cela pourrait te jouer un mauvais tour un de ces matins.

FORTÜNIEN.

Parbleu l je m’y attends bien. Et d’ailleurs, cela m’en a joué déjà bon nombre. — D’abord, cela n.’a coûte un héritage considérable : celui d'une vieille tante bossue qui m’a

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