‹ Le feutrage arachnoïdien postérieur dans les lésions médullairesChapitre 11 sur 67 · DÉFINITION DE L' ‘ ARACHNOIDITE SPINALE · texte numérisé non relu

DÉFINITION DE L' ‘ ARACHNOIDITE SPINALE

On peut donner de l’arachnoïdite spinale la définition suivante : | TRE PS DIN

L'arachnoïdite spinale adhésive, ou feutrage arachnoïdien, est une des formes de réaction de la leptoméninge, caractérisée par la présence de multiples lamelles fibreuses qui traversent dans tous les sens l’espace sous-arachnoïdien, se développant, pour la plupart, de l'élargissement du ligament postérieur de la moelle. Le feutrage est habituellement extensif, situé de préférence à la partie postérieure de la moelle : il se localise le plus souvent à la région dorsale. De caractère non inflammatoire, il se développe lentement au cours des maladies du névraxe.

Au point de vue clinique, l’arachnoïdite feutrée se traduit par des symptômes radiologiques, par des signes manométriques variables. Les symptômes cliniques appartiennent tous à la maladie du névraxe.

Cette définition correspond au type de réaction arachnoïdienne qui nous paraît être le plus général : c’est le type commun qui se présente d’une manière uniforme, autant par ses caractères anatomiques que par son mode de production. Il s’agit d’une forme de réaction de la leptoméninge, plus ou moins étendue en hauteur, et pouvant se densifier en certaines zones.

Remarquons dès maintenant que le terme d’arachnoïdite spinale, couramment employé, ne répond pas à ce que montre l'anatomie pathologique.

S'agit-il, comme le nom l'indique, d'une maladie se localisant uniquement au feuillet arachnoïdien : s'agit-

il d’une inflammation de ce feuillet, comme la terminologie l'indique ?

L'incertitude qui règne dans la description des feuillets méningés de la moelle, due aux conceptions diverses de l’arachnoïde et de la pie-mère, est responsable de l'inexactitude du terme. Sous le nom d’arachnoïdite, on doit comprendre une maladie qui appartient autant au feuillet arachnoïdien qu'au feuillet pie-mérien de la méninge, c’est-à-dire à toute la leptoméninge.

Ajoutons que l’inflammation fait défaut dans la plupart des cas ou est d’une importance minime.

C'est pourquoi nous adoptons le terme purement topographique et morphologique de feutrage arachnoïdien postérieur.

Nous n'envisagerons pas la forme kystique de l’arachnoïdite, forme très rare, dont l'existence même a été mise en doute par de nombreux auteurs qui ont tendance à considérer une telle forme comme une apparence de l'arachnoïde, lors de l'intervention chirurgicale.

Avant d'étudier les manifestations pathologiques de l’arachnoïdite, nous croyons utile de donner une description de la leptoméninge normale.

mn.

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