‹ Le feutrage arachnoïdien postérieur dans les lésions médullairesChapitre 10 sur 67 · BRAS 7 SE · texte numérisé non relu

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En réalité, la pathologie de l’arachnoïdite spinale est née des constatations qu'a permises la neuro-chirurgie. Au cours de certaines interventions, pratiquées pour un syndrome clinique de compression médullaire, on ne découvrait, au lieu de la tumeur supposée, que des productions vélamenteuses plus ou moins denses, en: tourant la moelle, productions dont l’exérèse était pratiquée. On rapporta des cas d'amélioration, voire de guérison, consécutifs à la simple section de ces brides pathologiques. Ainsi prit corps la notion de l’action pathogène de l’arachnoïdite spinale.

Puis, on a cherché à établir les signes de cette nouvelle entité pathologique, qui constituait, jusqu'alors, une découverte opératoire.

On met en évidence des caractères tirés de l'exploration manométrique du liquide céphalo-rachidien, du transit du lipiodol injecté dans les espaces sous-arachnoïdiens. |

On essaie d'édifier un tableau clinique permettant de reconnaître la maladie. Pour certains auteurs, comme STookEy, la clinique de la mäladie-se confond avec celle des tumeurs extra-médullaires. M. Barr, plus récemment (1933), reprenant dans une vue d’ensemble une série de travaux poursuivis depuis dix ans, a, au contraire, attribué à la maladie des symptômes « personnels ».

Aïnsi, l’arachnoïdite a été élevée au rang d’entité clinique. Les symptômes médullaires de la maladie sont considérés comme la conséquence des lésions arachnoïdiennes affirmées primitives ; d’où la conclusion logique de préconiser l’exérèse chirurgicale des productions vélamenteuses pathologiques. Il en résulta une phase d'enthousiasme légitime, et justifié par l'espoir d’une action chirurgicale dans le traitement de certains troubles médullaires.

Cependant, pouvait-on négliger l’inconstance des ré-

die A res ps AA ER Lu AU On rare

sultats opératoires, ou le caractère transitoire des améliorations obtenues, les reprises plus ou moins éloignées de l’évolution des symptômes, l'apparition ultérieure de signes traduisant indubitablement l'existence d’une lésion médullaire primitive P

Tous les auteurs reconnaïssaient d’ailleurs les nombreuses lacunes que comportait l'étude de la maladie, imprécision ou ignorance de l'étiologie, absence presque complète de documents: AT RP RE difficulté d'interprétation des importants troubles médullaires constatés.

Ces différentes constatations nous ont incité à reprendre l'étude de cette notion d'arachnoïdite.

Nous avons voulu l’asseoir sur une base solide : l'étude anatomique du ee étude complètement négligée jusqu'alors.

Nous avons pu constater la fréquence Re d'un

tvpe de réaction arachnoïdienne : le feutrage arach-

noïdien postérieur, qui peut accompagner les lésions médullaires les plus diverses : dégénératives ou inflammaltoires.

Contrairement à l'opinion admise, nous sommes arrivés à conclure que les lésions arachnoïdiennes, loin d'être la cause des lésions de la moelle, n’en sont que la conséquence.

L'arachnoïdite spinale représente une source d’erreurs de diagnostic, que favorisent particulièrement les images lipiodolées ; nous croyons que sa thérapeutique chirurgicale est malheureusement illusoire, car la section des brides arachnoïdiennes ne saurait modifier l'évolution du processus causal : LES LÉSIONS ME- DULLAIRES.

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