‹ Le feutrage arachnoïdien postérieur dans les lésions médullairesChapitre 13 sur 67 · I. — Les auteurs classiques français donnent une · texte numérisé non relu

I. — Les auteurs classiques français donnent une

même description de l’arachnoïde ; ils lui reconnaissent

deux feuillets et l’assimikent à une séreuse. « C’est une membrane séreuse, analogue aux grandes

« séreuses viscérales et comprenant, comme elles, deux « feuillets : un feuillet pariétal en rapport avec la dure-

« mère et un feuillet viscéral en rapport avec les « centres nerveux. Entre les deux feuillets, il existe « une cavité, la cavité arachnoïdienne, cavité à peu

« près virtuelle à l'état physiologique... Le feuillet pa-

« riétal tapisse la dure-mère dans toute son étendue. Il

« lui adhère d’une façon intime, tellement intime « quon ne peut arriver par la dissection à séparer « l’une de l’autre les deux membranes. Le feuillet « viscéral de l’arachnoïde rachidienne est appliqué « contre le feuillet pariétal et par conséquent suit « exactement le trajet de la dure-mère... L’arach- « noïde ne s'applique donc pas immédiatement sur la « moelle mais en reste séparée par un vaste espace cir-

« culaire : l'espace sous-arachnoïdien: Les espaces sous- « arachnoïdiens nous présentent à leur intérieur des € trabécules plus ou moins épais de tissu conjonctif « qui vont d’une paroi à l’autre et cloisonnent ces espa- «ces à l'infini. Ces trabécules.… s'étendent, pour la « plupart, de la pie-mère à la dure-mère en traversant « non seulement l’espace Sous-arachnoïdien, mais en- « core la cavité arachnoïdienne elle-même. » (TESTUT)

IT. — Ceite conception de l’arachnoïde n’a pas été admise par les auteurs allemands, pour lesqueis l'arachnoïde est représentée par une membrane unique, 1eliée à la pie-mère par un réseau conjonctif.

IT. — Récemment, en 1933, M. BarRé donnait une interprétation différente de la disposition des deux feuillets arachnoïdiens. L’un des feuillets, pariétal, est accolé à la dure-mère mais facilement séparable d’elle à l’état normal : l’autre feuillet, viscéral, est normale ment appliqué contre la pie-mère à laquelle l’unissent de courts trabécules. Il en résulte que le liquide céphalo-rachiklien se trouve, non pas dans l’espace interarachnoïdo-pie-mérien ou SOuS-arachnoïdien, mais dans l’espace intra-arachnoïdien.

IV. — Srrasser, dans une description basée sur des considérations phylogénétiques, n'admettait, pour les méninges, que deux feuillets : une méninge dure et une méninge molle. La méninge molle est divisée en deux couches : l’une interne, correspondant à la piemère des classiques, l’autre externe, correspondant à

Fe

Pad

larachnoïde, ces deux parties de la méninge molle

étant réunies par un tissu conjonctif lâche.

L'examen des coupes de moelle normale, les travaux des auteurs modernes, nous conduisent à adopter la ronception de Srrasser, qui nous paraît justifiée par une série d'arguments basés sur l'embryologie, l'analomie pathologique, la morphologie. Arachnoïde et pie-mère constituent la leptoméninge. Ces deux feuillets, classiquement individualisés, ne sont que deux zones de condensation, sous-durale et juxta-médullaire, d'un même tissu, séparées par le liquide céphalo-rachidien. Ê

Pour la commodité de la description, nous conserve-

‘rons les dénominations habituelles. Nous considérerons

la zone de condensation interne du tissu leptoméningé comme un feuillet — la pie-mère — dont nous suivrons les expansions sur des formations idiverses jusqu'à sa réunion avec l’arachnoïde, zone externe de condensalion du même tissu.

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