‹ Le feutrage arachnoïdien postérieur dans les lésions médullairesChapitre 14 sur 67 · TOPOGRAPHIE DE LA PIE-MÈRE ET DE L'ARACHNOIDE · texte numérisé non relu

TOPOGRAPHIE DE LA PIE-MÈRE ET DE L'ARACHNOIDE

LE-FEUILLET INTERNE DE LA LÉPTOMÉNINGE — PIB-MÈRE classique — recouvre la moelle sur toute son étendue et tout son pourtour. Elle pénètre dans le sillon antérieur de la moelle avec les branches de l’artère spinale antérieure. Rencontrant les racines antérieures et postérieures, les artères et les veines radiculaires antérieures et postérieures, les ligaments dentelés, le ligament postérieur de la moelle, la pie-mère se réfléchit en formant à chacune de ces formations une gaine complète. Nous décrirons ces différents points Ide réflexion de la pie-mère — et tout d’abord nous envisagerons la formation la plus simple dans sa constitution : le ligament postérieur de la moelle.

Fic. 1. — Disposition des méninges (moelle dorsale) : (d. m.) dure-mère ; (ar) arachnoïde ; (p. m.) pie-mère ; (1. p.) ligament postérieur ; (I. d.) ligament dentelé ; (r. p.) racine postérieure.

Lui pers

LE LIGAMENT POSTÉRIEUR DE LA MOELLE ou seplum posticum de ScHwaLBE, est une formation constante qui existe sur presque toute la longueur de la meelle. Son point d'insertion sur la moelle se trouve en regard du septum postérieur de la moelle, qui sépare les deux cordons de Gozz. On peut dire que le septum postérieur médullaire s'ouvre dans la base du ligament postérieur. À la partie tout inférieure de la moelle, ce ligament (disparait. Ce ligament est grêle à la région. cervicale, où il est simplement formé par l'accolement des de feuillets leptoméningés. À la région dorsale moyenne, il commence à s’élargir, prenant une forme triangulaire, à sommet dirigé vers la dure-mère. A la région lombaire et à la région sacrée, il devient encore plus large. Le ligament est assez long dans le sens antéro-postérieur, pour permettre au sac leptoméningé d'être distendu par le liquide céphalo-rachidien, sans que se produise aucune rétraction. Le gonflement du sac arachnoïdien n’entraîne la formation. (d'aucune dépression longitudinale sur la méninge, comme on peut le constater au cours des interventions chirurgicales.

Ce ligament sépare l’espace sous-arachnoïdien en deux parties ; mais il est perforé d’assez nombreux orifices irrégulièrement disséminés, et le liquide peut aisément oh d’une partie à l’autre.

Il est essentiellement constitué par un axe de fibres conjoncetives, très développées aux régions dorsale et lombaire. Dans la région cervicale, Faxe conjonctif perd beaucoup de son importance.

Ce ligament est traversé par des veines, surtout dans la région inférieure de la moelle. Il est tapissé sur ses deux faces par un prolongement leptoméningé. Ce ligament est souvent, par son élargissement, le premier témoin du début de feutrage arachnoïdien de Fespace postérieur.

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LIGAMENTS DENTELES. — Ces ligaments sont deux formations fibreuses qui forment un ruban ininterrompu de chaque côté de la moelle. Ils s’insèrent par un pied renforcé sur la pie-mère, au milieu des cordons latéraux \de la moelle. Ils divisent l’espace sous-arachnoïdien en deux moitiés, antérieure et postérieure. Ce n'est que très près de la sortie des racines antérieures et postérieures qu'ils laissent l’espace libre à la circulation du liquide céphalo-rachidien, d’uné chambre à l’autre de l’espace sous-arachnoïdien.

Le ligament rencontre l’arachnoïde et va se fixer à la dure-mère par des tractus fibreux, sur une surface punctiforme, entre les orifices de’sortie de deux racines successives.

Cette description est valable pour la région cervicale ; à la région dorsale, les ligaments sont moins larges, de sorte que la séparation entre l’espace sousarachnoïdien antérieur et postérieur n'existe que très près de la moelle. Ces ligaments disparaissent à partir de la région lombaire.

Au point de vue physiologique, ils sont le principal moyen de suspension de la moelle dans le sac dural.

Leur constitution évoque leur rôle. En effet, ils sont constitués par une très épaisse charpente conjonctive qui leur donne l’aspect Id’un tendon avec des fibres de direction généralement verticales, mais dont certaines fibres s’entrecroisent néanmoins sous une grande obliguité. Ils sont renforcés à leur base sur la pie-mère et à leur insertion sur la dure-mère.

La pie-mère envoie sur chaque face de l’axe conjonctif un prolongement qui, arrivant à la paroi externe du sac arachnoïdien, se reflète pour se continuer dans l’arachnoïde.

LES RACINES. — Dans leurs trajets sous-arachnoïdiens, dans le liquide céphalo-rachidien, les racines sont accompagnées par une artère radiculaire et par plusieurs veines. La méninge molle leur fait une gaine commune qui peut s’'individualiser sur les troncules

nerveux ou sur les vaisseaux. Les racines postérieures

sortent de la moelle par un grand nombre de troncules qui, en descendant vers l’orifice dural, se réunissent en un faisceau étroit, de sorte qu’elles forment un. triangle à base médullaire. Les racines antérieures sont beaucoup plus grêles et moins nombreuses. Elles affectent'en général la même disposition que les racines postérieures. À leurs émergences de la moelle, les faisceaux radiculaires soulèvent un repli pie-mérien qui leur fait une gaine, les accompagnant jusqu'à l'orifice dural. Là, ces gaines se reflètent à la face interne de la dure-mère pour devenir arachnoïde :; d'autre part, la formation leptoméningée se continue en engainant la branche respective du nerf radiculaire de Naceorre. Les faisceaux radiculaires soulèvent de multiples replis leptoméningés qui déterminent une division discontinue de l’espace sous-arachnoïdien : chaque troncule radiculaire, dans l’intérieur ide la gaine commune, est enveloppé de tissu méningé. Il peut arriver qu'un troncule ait une gaine propre, séparée de la gaine cou:mune. Les vaisseaux, artère et veines radiculaires sont englobés, dans la majorité des cas, dans la gaine commune ; ils abordent la moelle de chaque côté, à droite et à gauche du point d’'émergence ou d'entrée de la racine. Parfois, les vaisseaux sont assez éloignés de la racine et soulèvent alors un repli méningé séparé de la gaine commune radiculaire. Cette disposition ne se retrouve qu'aux racines postérieures. |

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