‹ Le feutrage arachnoïdien postérieur dans les lésions médullairesChapitre 17 sur 67 · RES · texte numérisé non relu

RES

L'examen d’un dysembryome montrait au même auteur « qu'à cette époque du développement, la ressem-

« blance entre les cellules névrogliques et les cellules.

« méningées est telle qu'il n’est pas possible de les dif- « férencier. Comme la névroglie, la méninge molle fait « partie du tissu de soutien neuro-ectodermique ».

Il ressort de la description d'OBErLzING que les cellules caractéristiques de la méninge molle sont d’origine ectodermique et prolifèrent dams le tissu mésenchymateux entourant primitivement le tube neural.

D'autre part, des travaux d’embryologie expérimentele de Harvey et Burr étaient encore plus démonstratifs. Ils employèrent la méthode de transplant de tissu nerveux de l'embryon d’Amblyostoma punctatum et montrèrent que le développement des méninges molles dépendait de la présence ldes cellules de la crête neurale.

Deux sortes d'expériences furent pratiquées ; d’une part, transplant formé par un segment de tube neural sans cellules de la crête neurale. Dans ce cas, on constatait l'absence complète de leptoméninge. Il existait autour du tissu nerveux, une enveloppe mésenchymateuse, qui donnait naissance à la dure-mère, bien carac: iérisée au point de vue histologique. Au contraire, dans une deuxième série d'expériences où le transplant du tube nerveux était accompagné de sa crête neurale, toutes les méninges se développaient avec très peu d'anomalies. Il existait autour du tube neural une leptoméninge bien définie, autour de laquelle se trouvait représentée la dure-mère. Les auteurs donnent cette conclusion : « Lepto et pachyméninge ont une origine « différente. Il est définitivement prouvé que la lepto- « méninge dérive des cellules de la crête neurale, tôt « dans la vie embryonnaire et'que la pachyméninge « prend son origine dans le mésenchyme à une période « relativement tardive. »

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