PT NN NORRIS
nerveuses et les cellules de Scxwanx, qui sont l'équivaent de la névroglie des racines et des nerfs. Lés cel-
lules propres de la méninge se développent de la même
souche que les cellules de SCHWANN, elles auraient donc la même ofigine ectodermique. Les cellules méningées primitives émigrent de la crête neurale vers les racines et la moelle qui est déjà recouverte par une enveloppe n'ésenchymateuse : cellules méningées et mésenchyme périneural forment un tissu mixte complexe duquel va se développer la leptoméninge, c’est-à-dire future p'e-mèêre et future arachnoïde. La dure-mère parail se développer seulement aux dépens du mésenchyme.
Cette conception du développement des méninges est “ppuyée par des recherches d'embryologie comparées laites par OBERLING en 1922 et par des travaux d’embr\ologie expérimentale poursuivis pendant de longues années par Harvey et Burn.
OBERLING, étudiant l'embryon de porc de 14 mm., donne la description suivante
« On voit des deux côtés de Ia moelle des amas cellu- « laires qui représentent les éléments ganglionnaires « et les cellules de Scnwanx. Des traïnées formées par « les cellules de Scnwanx rejoignent la moelle aux deux «points d'émergence des racines antérieure et posté-
« rieure, En continuité directe avec ces trainées, nous « trouvons les mêmes éléments cellulaires en train de
« se placer à la périphérie de la moelle, au contact di- « rect de la substance nerveuse. Entre les deux points « d’émergence, ils forment un revêtement assez con- « tinu : c’est, de toute évidence, l’ébauche de la mé- « ninge définitive. Les faces antérieures et postérieures « de la moelle sont encore tapissées par des cellules «. mésenchymateuses, Ceci montre de façon très nette « que les cellules méningées rachidiennes sont en réa- « lité des cellules de ScHwanx qui, au lieu d’émigrer
« vers les nerfs, sont restées au contact du névraxe. »