ALES
tre que celui-ci ne peut être incriminé dans la produclion de cette lésion.
Les racines qui sont englobées dans le feutrage arachnoïdien ne sont pas dégénérées.
Nous avons donc trouvé dans la syringomyélie un processus arachnoïdien localisé surtout à la région dorsale et situé à la partie postérieure de la moelle. L'étude des sections en série de la moelle, montre que cette localisation n’est pas due au hasard mais répond à lexistence d'une formation anatomique dont le rôle dans l'édification du feutrage nous paraît très important. En étudiant, de haut en bas de la région cervicale vers la région dorsale, ce ligament, on assiste à son élargissement progressif, de sorte que, à la région dorsale, il remplit tout l'espace situé entre les racines postérieures : il s’unit avec les gaines méningées des racines et des vaisseaux qui les accompagnent ; il se trouve, de
celte sorte, renforcé et peut s'étendre jusqu'aux liga-
ments dentelés. Vers les régions dorsale inférieure et lombaire, le feutrage se rétrécit vers la ligne médiane postérieure e et l’on trouve de nouveau jet que nous avions décrit à la région cervicale : l'élargissement juxtamédian du ligament postérieur. Dans ces régions, le ligament ou l'aspect d'une formation élargie à ses points d'insertion sur la moelle et la dure-mère, et rétrécie à sa partie médiane. Le feutrage arachnoïdien a pour base la prolifération de lamelles fibreuses à l’intérieur du ligament postérieur.