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CAS II. — L'absence de parallélisme entre les lésions médulläires et arachnoïdiennes est manifeste dans le deuxième cas. Il existe dans la région cervicale une vaste cavité syringomyélique : le feutrage arachnoïdien siège à la-région dorsale moyenne, niveau auquel la cavité syringomyélique n'existe plus.
CAS TI: == La cavité Syringomryélique atteint son maximum de développement au niveau du quatrième segment cervical ; le feutrage arachnoïdien serré existe à la région dorsale. Aux régions cervicale et lombaire, on ne trouve qu'un simple élargissement du ligament postérieur.
Mr AS TV Syringobulbie el Syringomyélie avec double cavité dans la région cervicale, . el cavilé unique dans la région dorsale
On trouve un feutrage arachnoïdien ayant les mêmes caractères que dans les cas précédents.
CAS V. — Syringobulbie et syringomyélie cervicale.
Au niveau de la moelle cervicale commence l'élargissement du ligament postérieur qui, à la moelle dorsale, remplit tout l’espace postérieur.
À la région dorsale inférieure, le feutrage n'est plus 1eprésenté que par l'élargissement. du ligament postérieur.
CAS NI SES Syringobulbie et syringomyélie cervicale.
Ce cas montre le processus arachnoïdien à son début. En effet, on observe l'épaississement et l'étalement du lHgament postérieur de la moelle avec la multiplication des lames fibreuses à son intérieur qui ne cloisonnent que la partie juxta-médiane postérieure, de l’espace sous-arachnoïdien.
CONCLUSION. — L'étude. de ces six cas de Syringo-
Fi. 5. — Syringomyélie. Cas IL JAQ... Région cervicale. La cavité syringomyélique est à son maximum de développement. Pas de feulrage aradhnoïdien ; le ligament postérieur est simplement épaissi.
F16, 6. — Même cas. Région dorsale. La cavité synringomyélique ‘a diminué d'étendue. Par contre, il existe un feutrage arachnoïdien densé.
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myélie montre qu'il peut exister une réaction leptoméningée sous forme de feutrage arachnoïdien. Ce feutrage est sans doute plus fréquent qu'on ne le soupçonne.
Le feutrage arachnoïdien de la syringomyélie est ca- “actérisé histologiquement par des feuillets entremêlés de tissu collagène sans participation des vaisseaux.
Dans la pie-mère, on trouve les altérations vasculaires
habituellement rencontrées dans la syringomyélie. 11 n'y a pas de phénomènes inflammatoires dans les méninges. Ni la pie-mère, ni le tissu du feutrage, ni l'arachnoïde, ne sont infiltrés d'éléments mobiles,
Le feutrage peut être d’une intensité remarquable el réaliser un barrage plus ou moins complet de l’espace sous-arachnoïdien. Nous avons déjà fait remarquer qu il n’existe pas de parallélisme entre les lésions de la moelle et les lésions arachnoïdiennes, tant au point de vue de l'intensité respective des deux processus que de leur étendue. La syringomyélie est le plus souvent développée à la région cervicale, le feutrage a son siège de prédilection et son maximum de développement à la région dorsale. |
L'étendue en hauteur du feutrage est toujours plus orande que celle de la cavité syringomyélique. Cette donnée n'est pas pour surprendre car on connaît la capacité de réaction étendue des méninges, bien que la lésion du système nerveux soit Dos ;
L'examen anatomique de ces cas montre des lésions dans la moelle et les racines, lésions qui sont toutes séus la dépendance du processus syringomyélique. Le feulrage arachnoïdien qui est, à certaines régions, très développé en étendue, ne détermine pas de lésions médullaires ni radiculaires. Dans aucun cas, il n'existait de lésions de myélite marginale à aucun niveau de la moelle. L'absence de cette sorte de lésion au niveau où ic feutrage arachnoïdien est très développé nous mon-