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17 s + d'éléntents lympho-plasmocytaires et de COTpS granu-
leux.
Dans le sillon antérieur de la moelle, la méninge qui Y pénètre est proliférée ; elle forme un réseau lamelleux lâche qui déborde sur les deux lèvres du sillon antérieur. Le feutrage ne traverse pas l’espace sous-arachnoïdien, qui reste libre. à
Les gaines méningées des grêles racines antérieures sont elles-mêmes légèrement proliférées. Le ligament dentelé et sa base d'implantation sont épaissis.
Dans l’espace postérieur, on ne peut plus reconnaiire lindividualité du ligament postérieur, qui est confondu avec le feutrage lui-même. Les ligaments méningés des vaisseaux et des racines sont très proliférés et contribuent à la formation des lames fibreuses sousarachnoïdiennes. Les racines ne sont pas dégénérées et ne présentent pas de plaques de sclérose.
Les caractères histologiques du feutrage sont les mêines que Ceux que nous avons décrits à la région précédente.
Région dorsale inférieure (D::). — Les plaques de sclérose occupent les cordons postérieurs tout entiers une plaque empiète sur la partie postérieure du cordon latéral gauche, deux autres — symétriques et petits — sont à la partie tout à fait postérieure des cordons antérieurs. Les vaisseaux et les septa de la moelle sont infil- Irés ; le septum postérieur est particulièrement élargi
et infiltré de nombreux éléments ; il s'ouvre largement
dans la leptoméninge postérieure. À ce niveau, on conslate un feutrage arachnoïdien limité dans la région médiane postérieure qui représente le ligament postérieur élargi. |
Sa base d'implantation est large et comprend tout lPespace interradiculaire postérieur. Il se retrécit au milieu de l'espace sous-arachnoïdien, pour s’élargir de nouveau en se réfléchissant sur l’arachnoïde.
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Ce feutrage limité de l’espace postérieur n'est pas unique. Au niveau des racines postérieures, et surtout de la racine gauche, on trouve une prolifération lamelleuse des gaines leptoméningées qui les enveloppent. Celle prolifération lamelleuse est plus serrée à certaine distance des racines car les racines elles-mêmes restent pratiquement libres. La racine postérieure droite présente un feutrage à peine marqué.
Les enveloppes méningées des racines antérieures sont légèrement D Au niveau du sillon antérieur de la moelle, la méninge est très infiltrée. Sur iout le pourtour de la moelle, on constate un épaississement de la leptoméninge. ‘
Région lombaire. — Au niveau du renflement lombaire, on trouve de très petites plaques de sclérose dans les cordons antéro-latéraux. La moelle est donc beaucoup moins touchée, les racines ne sont pas dégénérées.
Les méninges sont épaissies et présentent la même infiltration que nous avons retrouvée. Le feutrage arachnoïdien est réduit à un élargissement du ligament postérieur de la moelle. À son intérieur, les lamelles fibreuses forment une intrication dense. Le feuillet crachnoïdien est épaissi, surtout au niveau du feutrage.
Dans la moelle lombo-sacrée, les lésions de sclérose ce limitent à deux bandes étroites marginales dans les cordons latéraux. On retrouve l'élargissement plus modéré du ligament postérieur.
CONCLUSIONS. — Le feutrage arachnoïdien est limité à la région postérieure de la moelle. Comme dans la syringomyélie, la région dorsale offre les lésions maxima de l’arachnoïde. Dans ce cas encore, il n'y à pas de parallélisme absolu entre l'intensité et le siège des lésions médullaires, et l'intensité et la topographie du processus arachhoïdien. À la région dorsale où les lésions médullaires diminuent d’étendue, le feutrage arachnoïdien atteint son maximum d'intensité.
L'existence du, dense feutrage arachnoïdien n’entraîne pas dans la sclérose en plaques de lésions de la moelle où des racines. I n°y a pas démyélinisation marginale, en rapport avec les lésions méningées. Les racines sont souvent englobées dans le feutrage, elles restent pratiquement libres car ce tissu néoformé ne pénèlre pas à leur intérieur. |
Il y a un rappôr! étroit entre Je développement du feutrage et les modifications du ligament postérieur. Nous avons poursuivi, en allant de 1 région cervicale vers la région dorsale, son élargissement progressif qui finit par remplir tout l'espace situé entre les racinés postérieures. Les enveloppes des racines prennent part, elles aussi, au processus prolifératif.
Comme dans la syringomyélie et les affections dégérératives précédemment envisagées, le feutrage arachnoïdien, dans la sclérose en plaques, est localisé à l'espace postérieur ; il ne dépasse pas en avant le ligament
dentelé.
Les différences anatomiques entre la sclérose en plaaues et Ja syringomyélie sont représentées par lexistence d'une légère infiltration des méninges, qui est, ie plus souvent, en rapport avec l'existence de plaques He sclérose dans la moelle sous-jacente. L'infiltration des méninges existe sur toute la hauteur de la moelle. Elle n'est pas plus accentuée au niveau du feutrage arachnoïdien.
Les sépta eonjonctivo-névrogliques de la moelle sont proliférés et souvent infiltrés. Ce phénomène est plus accentué dans les septa paramédians postérieurs et notamment dans le septum médian postérieur. Celui-ci apparaît dilaté et infiltré sur toute la longueur de la
moelle.
Le feutrage arachnoïdien postérieur se retrouve aussi bien dans les leuco-encéphalo-myélites que dans les af-