‹ Le feutrage arachnoïdien postérieur dans les lésions médullairesChapitre 28 sur 67 · HE · texte numérisé non relu

HE

Région sacrée. — Intégrité des faisceaux blancs. Région lombaire. — On remarque une légère pâleur

autour du septum médian postérieur et une étroite bande de démyélinisation dans les deux cordons latéraux, surtout dans les faisceaux de Gowers.

Région dorsale. — Mêmes modifications, mais plus marquées au niveau des cordons antéro-latéraux où existe une sclérose intense. |

Région cervicale. — Mêmes modifications que dans la région dorsale.

Leptoméninges épaissies sur toute la hauteur de la moelle. Les vaisseaux présentent une prolifération fibreuse de leurs parois.

A la région lombaire, on trouve un élargissement d'aspect lamelleux du ligament postérieur qui s’élargit

cu 51 az

à ses deux bases médullaires et arachnoïdiennes (aspect en bissac). Ce même aspect se poursuit à la

Moelle dorsale avec cette différence que le feutrage remplit presque tout l'espace interradiculaire postérieur.

Moeile cervicale. L'élargissement du ligament postérieur est modéré.

Le feutrage ne contient pas de vaisseaux et ne présente pas de phénomènes inflammatoires.

CONCLUSION. — Hérédo-ataxie cérébelleuse. Il existe des bandes de démyélinisation discrète dans les cordons postérieurs et latéraux avec sclérose névroglique. Feutrage arachnoïdien de la région lombaire et dorsale (tÿpe lamelleux) surtout marqué dans cette dernière.

La dégénérescence des faisceaux pyramidaux croisés, même si elle est unilatérale, peut engendrer la production d’un feutrage arachnoïdien, toujours situé à la partie postérieure de la moelle, particulièrement développé à sa région dorsale.

CAS I. — A... Hémiplégie droite.

Dégénérescence d’un faisceau pyramidal qu'on suit dans les coupes, du bulbe à la région sacrée de la moelle. |

La pie-mère est épaissie, surtout en arrière des ligaments dentelés.

A la région cervicale. Le ligament postérieur de la moelle subit une dilatation et, à son intérieur, on trouve des faisceaux fibreux ; les méninges qui enveloppent les racines sont légèrement proliférées. Les septa de

la moelle sont élargis dans le domaine du faisceau pyramidal dégénéré ; le septum médian postérieur l’est également. |

À toute la région dorsale, le feutrage arachnoïdien s'étend à tout Fespace interradiculaire postérieur. I est du type lamelleux. On ne trouve pas de vaisseaux à son intérieur. Les sepla du cordon postérieur sont particulièrement élargis. Le septum médian postérieur est infiltré d'éléments ronds.

A la région lombaire, on retrouve le feutrage avec ies mêmes caractères, on trouve des veines très larges, “ont une très volumineusé est située sur la ligne mé- Glane postérieure.

À la région sacrée, le feutrage diminue comme étendue mais il est encore représenté par un fort élargissement du Higament postérieur, surtout marqué à sa base

d'insertion sur l’arachnoïde.

CONCLUSION. -- Déoénérescence descendante du

feisceau pyramidal croisé droit. Feutrage arachnoïdien de type lamelleux, situé à la partie postérieure de la moelle, dans les régions dorsale et lombaire.

CAS IT. — B... Iémiplégie droite. Aphasie sensorielle. Dégénérescence du faisceau pyramidal croisé.

À la région cervicale, le ligament postérieur est proliféré el occupe une large partie de l’espace pos Les vaisseaux ne sont pas modifiés.

tégion dorsale. Feutrage lamelleux de fée inter-

radiculaire. Les vaisseaux de la pie-mère sont d° aspect normal.

CAS TITI. 2 Hémiplégie double (pseudo-bulbaire).

Dégénérescence des deux faisceaux pyramidaux er OIsés. Dégénérescence du faisceau pyramidal direct aux régions cervicale et dorsale supérieure.

Fic. 10. — Pseudo-bulbaire. Région dorsale, Feutrage arachnoïdien postérieur.

La pie-mère est légèrement épaissie sur toute la hauteur de la moelle ; les vaisseaux ont une ‘paroi épaissie.

Dans. les régions dorsale et lombaire, on trouve un feutrage arachnoïdien, à la partie postérieure de la moelle, feutrag'e qui remplit, à la région dorsale, tout l'espace interradieulaire, tandis qu'à la région lombaire, on constate l'élargissement notable du ligament postérieur avec prolifération lamelleuse des formations conjonctives à son intérieur. Dans ces régions, les veines postérieures qui se trouvent dans la pie-mère sont très élargies, et la veine médiane postérieure occupe la plus grande partie de l'espace interradiculaire. Des lamelles arachnoïdiennes l’entourent de tous côtés.

À la région sacrée, le feutrage postérieur s’est beaucoup réduit. Le ligament postérieur est moins large. À sa base s'ouvre le septum névroglique postérieur de la moelle, qui est lui-même très élarei.

CONCLUSION. -— Dans la dégénérescence des fais- CEaUX pyramidaux secondaires à des lésions cérébrales, li peut se produire un feutrage arachnoïdien du type lamelleux non inflammatoire, situé à la partie postérieure ile la moelle, dans la région dorsale.

V. — FEUTRAGES ARACHNOIDIENS AU COURS DE MALADIES INFECTIEUSES DU NÉVRAXE

SLEROSE EN PLAQUES GLEE

Les plaques. de sclérose étaient très nombreuses et répandues dans tout le Système nerveux. Âu niveau de la moelle on constatait à l'examen macroscopique l’éxistence d’un feutrage arachnoïdien serré, occupant :les régions dorsales supérieure et moyenne. :

Région cervicale, == Au niveau-de C:, on trouve une plaque de sclérose, située dans les cordons postérieurs de la moelle, symétrique par rapport à la ligne mé-

Ca * é F4 . [ .

FiG. 11. — Sclérose en plaques. Moëlle cervicale. (. p.) ligament postérieur. rs

Fic. 19. — Moelle dorsale. Feutrage arachnoïdien s'étendant à tout l’espace sous-arachnoïdien postérieur.

Fic. 73. — Moelle lombaire. Elargissement feutré du ligament postérieur. :

EN 50 Leu

diane. Lans les cordons fatéraux on trouve une légère pâleur occupant les faisccaux pyramidaux croisés et empiétant sur Ja substance blanche voisine. Le septum postérieur de la moelle est élargi et infecté par des corps granuleux et des Iymphocytes, ainsi que les septa paramédians. :

À ce niveau, la leptoméninge est simplement épaissie, l'espace sous-arachnoïdien libre. On trouve dans la méninge molle une infiltration diserète de COTPS granuleux, d'éléments Iÿmphocytaires et une prolifération des cellules chromatophores. Le lHigament postérieur qui fait suite est aussi infiltré, comme le reste des méninges, et légèrement épaissi.

Région cervicale basse (CG). == Les plaques de sclérose occupent une plus grande surface de la moelle. Les cordons antéro-latéraux sont complètement démyélinisés. Dans les colons postérieurs, les faisceaux de Gozz sont pâles, tandis que les faisceaux de Burnacu el toutes les portions juxta-radiculaires restent indemnes.

Les méninges présentent un épaississement et une infiltration analogues à celles que nous avons décrites plus haut, mais à la partie postérieure de la moelle, en arrière des ligaments dentelés, leur prolifération est plus manifeste. Les feuillets de la feploméninge apparaissent plus séparés les uns des autres, les vaisseaux sont infiltrés des mêmes éléments que la méninge. Au niveau de la base d'implantation du ligament postérieur, on rerharque de nombreuses lamelles qui élargissent cette base. À ce niveau, le septum postérieur-de la moelle apparaît très -élargi et infiliré de nombreux éléments qui se déversent dans la base du ligament postérieur de la moelle.

Région dorsale supérieure. =— Les plaques de sclé. rose sont moins étendues. Dans les cordons postérieurs, on trouve une démyélinisation pseudo-systématisée, lo-

Fic. 14. — Même cas. Détail du feutrage arachnoïdien postérieur He = à la région dorsale. Au

Lu

Fig. 15. — Même cas. Elargissement et infiltration du septum médian postérieur.

calisée aux cordons de Gorz. Dans les cordons latéraux, on trouve une légère démyélinisation plus accéntuée à droite et qui entoure le faisceau pyramidal croisé.

Les méninges sont généralement épaissies, mais surtout apparaît un feutrage arachnoïdien postérieur. Feutrage formé par des lamelles fibreuses disposées irrégulièrement, particulièrement denses dans l'espace compris entre les deux racines postérieures. Ees replis méningés qui forment une gaine aux racines et aux vaisseaux radiculaires postérieurs, sont elles-mêmes proliférées. Elles réalisent un feutrage moins dense que le précédent, dans l’espace compris entre les racines et le. ligament dentelé. :

. La pie-mière est infiltrée de rares éléments lymphocytaires et de corps granuleux : autour des petits vaisseaux, On trouve la même infiltration.

Le feutrage arachnoïdien lui-même n’est pas infiltré. Le feuillet arachnoïdien qui double la dure-mère est légèrement épaissi, surtout à le partie postérieure de la moelle. Ses éléments endothéliaux ne sont pas proliférés. | à

Région dorsale moyenne. — Les lésions de la moelle deviennent moins accentuées. En effet; on trouve une plaque de sclérose dans la parte postérieure du cordon latéral droit et une autre qui occupe les cordons de GozL. Le reste de la moelle paraît normal.

Les septa de la moelle sont infiltrés, particulièrement le séptum postérieur qui est élargi.

Les méninges à ce niveau dorsal présentent. leur maximum de réaction. Tout l'espace sous-arachnoïdien, en arrière des ligaments dentelés, est comblé par un feutrage inextricable, dense, tandis que l'espace sousarachnoïdien antérieur est libre. Re La leptoméninge qui recouvre la moelle est épaissie et lamelleuse sur tout son pourtour, Elle est infiltrée

Page 1