‹ Le filleul de la mortChapitre 1 sur 5 · Le filleul de la mort · texte numérisé non relu

Le filleul de la mort

3oo exemplaires sur papier de Hollande (nos 3i à 33o) i5 — sur papier de Chine (nos i à i5).

i5 — sur papier Whatman (n08 16 à 3o).

3 3o exemplaires, numérotés.

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Imp.A. Salmon

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ous ce titre : le Filleul de la Mort, un éminent poète contemporain, yMme L. Ackermann, a publié un conte allemand traduit des frères Grimm. Celui que nous avons tenté de mettre en vers a été recueilli en Lorraine par M. Guénard ; il a paru dans les Mémoires de l'Académie de Besançon (janvier 1854).

Les deux versions, comme on le verra dans

l'analyse, ne diffèrent pas seulement par les détails et par le développement donné à la fable; l'esprit en est très différent. Le conte allemand est un récit poétique et sentimental où l'amour, un amour soudain, désintéressé, qui se sacrifie en silence, joue le principal rôle. Point d'amour dans le conte lorrain, mais une fantaisie railleuse, une philosophie critique qui ne craint pas de s'attaquer même à la Providence.

Dans le conte mis en vers par Mme Ackermann avec toutes les ressources de son beau talent1, un pauvre bûcheron, père d'une famille nombreuse, prend la Mort pour parrain de son treizième enfant2. La misère l'a réduit à cette extrémité. Il aurait pu, d'ail-

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