‹ Le fils Auguste VacquerieChapitre 18 sur 73 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

MÂUYËRGNAT, put. ARMAND.

Oui 9 certes, il eu a laissé, une lettre, et qui ne. doit pas être insignifiante, pour ayoir été si bien cousue dans la

doublure. Lisons-la posément. ( Il va s'asseoir à la table, y étale la letVre et s'accoade des d^ax bras. I>à8 let premiext moto, sa figue ■'éclaire.)

A R 31 A i> D , untrant.

£hbien?

ITAUVERGNAT.

Ah I c'est vous? Tout à l-beurel tout à l'beurel

ARMAiND.

Qu*â-t-il donc? son visage reluit. Bravo, MauvergnatI

MAL VERtiiSAT, à lui-même.

J'avais deviné !

ARMAND

Que lisez-vous donc là qui vous illumine? Quel effet de

soleil! Vous êtes presque beau! 11 y a de l'argent dans cette splendeur. Vous êtes en train de saigner quelqu'un.

Ah? diable, mais ce doit être moi. C'est un papier que vous allez me faire signer.

MAUVERGNAT.

Non.

ARMAND

A la bonne heure, car celui-là doit être rude. Où est le mien?

ÂCT£ PREMIER. 3»

HAUVERGNAT, à lui-même.

. Ne nous prisons pas. Rien qu'un nom de baptême pour

signature. (Il se lève, et -rient i Armand.) DlteS dOÛC...

ARMAND

Est-ce que c*est à vous, ces yeux-là?

MAUVERGNAT.

Vous n'êtes pas lié avec les Berteau, vous?

ARMAND

Moi? Je n'en connais pas un. '

MALV£RGNAT. -

Vous ne savez pas qui est-ce qui peut s'appeler Hen- ' riette ?

ARMAND

Tout le monde peut s'appeler Henriette.

M \ U VI- RGNAT.

Gomment donc s'appelle Tavocat?

ARMAKD. >

Il ne s'appelle pas Henriette.

MAUVE REGNAT

Est-ce que son nom n'est pas Louis?

ARMAND

Je crois que oui.

M A U V E R G N A T, A lui-même.

liouis i c'est évident I — Mais suis-je béte I quel besoin ai-je de son nom à elle? j*ai de son écriture! (n court an

regiitre où madame Berteau a écrit eon adresse et compare les deux écù-

tares.) La lettre est d'elle ! . -,

40 LE FliLS- .

ARMAND

Jih çà! vous êtes luaguilique, mais mon baccarat?

MAU VEHG.NAT, à part.

Qu'est-ce que je vais en lairc? Le \uiui existe- t-il?

(A Armand.) VouS le SclVeZ 1

' ABMAND.

Quoi?

MAUVEiUi.NAT,

Vous avez dû recevoir une double lettre de faire-part. Quels étaient les termes de celle des Berteau?

ARMA.ND

Les termes, ordiuuii tb : « Mddaine Henriette Berteau a l'honneur... »

MAUVERGNAT.

£t pas monsieur?

ARMAM).

Madame toute seule.

MAU?ER6NAT, à part.

Ëlle est veuve. Sans mari, en donnera-t-elle assez? • — Vendre à Tavocat? Ça vaudrait mieux. — Du sanpj-froid. ' — Il ne sait rien, puisqu'elle Ta emmené. Bien. Il est honnête. Cet avocat qui trouve mauvaise une cause bien

payée* et insolent un client libéral! Très-honnète. liion, bien. Mais... ouil Abl tu es honnête, toi? je t'ei^vpoignerai par là! — Et alors... (n regarde Armand.) — Et une

autre idée! Mais cette lettre est une mine d'or! Ah ! bien,

oui, la vendre 1 (urembranM furieusement.)

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