SCÈNE VII
MÂUYËRGNAT, put. ARMAND.
Oui 9 certes, il eu a laissé, une lettre, et qui ne. doit pas être insignifiante, pour ayoir été si bien cousue dans la
doublure. Lisons-la posément. ( Il va s'asseoir à la table, y étale la letVre et s'accoade des d^ax bras. I>à8 let premiext moto, sa figue ■'éclaire.)
A R 31 A i> D , untrant.
£hbien?
ITAUVERGNAT.
Ah I c'est vous? Tout à l-beurel tout à l'beurel
ARMAiND.
Qu*â-t-il donc? son visage reluit. Bravo, MauvergnatI
MAL VERtiiSAT, à lui-même.
J'avais deviné !
ARMAND
Que lisez-vous donc là qui vous illumine? Quel effet de
soleil! Vous êtes presque beau! 11 y a de l'argent dans cette splendeur. Vous êtes en train de saigner quelqu'un.
Ah? diable, mais ce doit être moi. C'est un papier que vous allez me faire signer.
MAUVERGNAT.
Non.
ARMAND
A la bonne heure, car celui-là doit être rude. Où est le mien?
ÂCT£ PREMIER. 3»
HAUVERGNAT, à lui-même.
. Ne nous prisons pas. Rien qu'un nom de baptême pour
signature. (Il se lève, et -rient i Armand.) DlteS dOÛC...
ARMAND
Est-ce que c*est à vous, ces yeux-là?
MAUVERGNAT.
Vous n'êtes pas lié avec les Berteau, vous?
ARMAND
Moi? Je n'en connais pas un. '
MALV£RGNAT. -
Vous ne savez pas qui est-ce qui peut s'appeler Hen- ' riette ?
ARMAND
Tout le monde peut s'appeler Henriette.
M \ U VI- RGNAT.
Gomment donc s'appelle Tavocat?
ARMAKD. >
Il ne s'appelle pas Henriette.
MAUVE REGNAT
Est-ce que son nom n'est pas Louis?
ARMAND
Je crois que oui.
M A U V E R G N A T, A lui-même.
liouis i c'est évident I — Mais suis-je béte I quel besoin ai-je de son nom à elle? j*ai de son écriture! (n court an
regiitre où madame Berteau a écrit eon adresse et compare les deux écù-
tares.) La lettre est d'elle ! . -,
40 LE FliLS- .
ARMAND
Jih çà! vous êtes luaguilique, mais mon baccarat?
MAU VEHG.NAT, à part.
Qu'est-ce que je vais en lairc? Le \uiui existe- t-il?
(A Armand.) VouS le SclVeZ 1
' ABMAND.
Quoi?
MAUVEiUi.NAT,
Vous avez dû recevoir une double lettre de faire-part. Quels étaient les termes de celle des Berteau?
ARMA.ND
Les termes, ordiuuii tb : « Mddaine Henriette Berteau a l'honneur... »
MAUVERGNAT.
£t pas monsieur?
ARMAM).
Madame toute seule.
MAU?ER6NAT, à part.
Ëlle est veuve. Sans mari, en donnera-t-elle assez? • — Vendre à Tavocat? Ça vaudrait mieux. — Du sanpj-froid. ' — Il ne sait rien, puisqu'elle Ta emmené. Bien. Il est honnête. Cet avocat qui trouve mauvaise une cause bien
payée* et insolent un client libéral! Très-honnète. liion, bien. Mais... ouil Abl tu es honnête, toi? je t'ei^vpoignerai par là! — Et alors... (n regarde Armand.) — Et une
autre idée! Mais cette lettre est une mine d'or! Ah ! bien,
oui, la vendre 1 (urembranM furieusement.)