ACTE DBUXiiîME. 65 ABlf AKD
Dans un instant. Dites donc, Mauvergnat, est-ce que les cinq cent mille francs dont vous m'avez parlé hier seraiœt... •
MAUV£RGMAT.
Ceux de vptre cousine? Oui*
C'est sérieux?
MAUV£RGNAX.
Je ue plaisante jamaia avec l'argent.
ARMAND
£t vous venez pour?*-* Je suis heureux de découvrir que vous pouvez avoir des illusions. Si vous les aviez .vus
t»ut à l'heure, elle et lui 1 , . ^
MAUVERGNAT.
J'ai passé la nuit à méditer mon plan. Ce matin, vous
serez débarrassé de Tavocat; ce soir, vous serez accepté.
ARMÀND.
Vous êtes étonnant; mais je vous préviens que je n eu crois pas un mot.
MAU VLRGNAT.
Puisque je vouà ai rencontré, vous allez me servir.
ARMAND
Vous servir? Ordonnéz, Mauvergnat.
MAUVERGNAT.
Quand l'avocat va être venu , il sera bon qu'on ne nous dérange pas. Vous qui êtes de la famille, vous pou^yes dire
aux domestiques de n'introduire personne.
ARMAND
Je peux même faire le ^uet.
HAUTCK6NAT.
'Oui.
ABHAND.
£t sifDer, s'il passe des sergents de ville? Ah çà! Mauvergnatt qu'est-ce que vous tramez?
MAUV£RGNAÏ.
Il est mutile que vous le sachiez.
ARMAND
. Il y a sans doute indiscrétion de ma part à m'informer de mon propre mariage; cependant.
MAUV£RGNAT.
Mangez donc le dîner sans passer par la cuisine!
ARMAND
Vous craignez que ça ne m'ùte l'appétit?
MAUVERGNAT.
- Vous êtes trop heureux (Ju'ii y ait des cuisiniers qui fassent la .besogne pour vous. Laissez-moi dépouiller le lapin.
* ARMAND
Quelqije atténuante que soit la comparaison, je vous connais trop pour collaborer à un projet de vous sans le connaître, et je désire...
MAUVERGNAT.
Monsieur le comte, vous m'avez donné votre parole de vous marier, et je vous offre une femme dont vous êtes amoureux.