ACTE DEUXIÈME. 74 MAUVERGKAT
Un hasard, heureux- moraleioeiit, m'a mis dans les
maiuii la preuve que votre fortune est a une autre.
LOUIS. *
Remarquez -VOUS que vous accusez mon père? *
MAUVERGKAT.
Votre père? ...
•Louisi
Pour que je ne fusse .pas légitime propriétaire de ce qu'il m'a laissé...
MAUV£RGNAT.
Ah I monsieur Berteau*.
LOUIS
Sans doute, monsieur Berteau, Je vous dis mon pèreî — Il faudrait que ce qu'il m'a laissé il l'eût mal acquis. Et si vous aviez l'audace de (Uré cela... — Tenez, Je ne m'en oilenserais méaie pas.
mautbegnat/
Dieu me préserve de dire ou de penser du mal de monsieur Berteau! Je ne l'ai pas connu, mais je connais'
rhonorabilité de sa mémoire. Ce n'est pas de l'honorabilité qu'on se prépare en s'appropriant le bien d*autrui,
et j'allirme hautement qu'il n'y a pas dans l'univers entier une fortune plus irréprochable ^ue celle de monsieur Berteau. *
LOUIS
Eh bien alors?
HAUV£RGNAT.
Voici une lettre.
LOUIS
De qui? • .
' MAOYERGNAT.
Vous allez la lire. — Vous, n'ignorez pas sans doute que œtte fortune qu'il vous a laîsséet monsieiir Berteaa
Favait faite lui-même, et qu'ainsi elle n'appartenait qu'à Ittiî
LOUIS
Je le sais.
MAUTEBGNAT.
Et que madame votre mère ne lui a rien apporté en se mariast, ni plus tard?
LOUIS
Je le sais I — La lettre.
MAUTER6NAT.
Prenez.
LOUIS
Qu'y a-t^il dans cette lettre?
MAOTBIGNAT.
Lisez-la.
LOUIS
Certainement, je vais la lirel Et tout de suite, tenez. C'est qu'il a l'air de croire que j'en ai peur de sa lettre 1 — Shinen, nqn, je ne la lirai pas.
* MAUVE^lGIirAT.
Croyez- vous?
Pourquoi la lirais-je? Je ne comprends rien à vos paroles, mais j'y entrevois un malheur. Pourquoi le cher-