ACTE TROISIÈME
.Un cabinet d'avocat. — Bibliothèqna, table eouverte de dowien, ete»»
A un mur, le portrait du premier acte.
SCÈIHË PREMIÈRE.
Entrent MADAME BERTEAU et GENEVIÈVE.
• MADAME BER'TEAO.
Personne ! (sue Va onTrir nne porté.) Pas ici non plus I
GENi:;.VlÈV£«
Trois heures 1
MADAM£ BEKÏ£AU.
Oh I attendre ainsi ! Et ne rien pouvoir I Être là inutiles, pendant, que lui... — Si je savais où, oh ! moi, j'irais. Quel malheur que vous ne connaissiez pas rhomine qui
vous a parlé ! il aurait pu nous le dire.
GENEYlèVE*
Il m'a semblé vaguement que c'était quelqu'un que j'avais déjà vu , mais j.e ne, saurais dire Où.
MADAM£ BERTEAU
J'ai interrogé vos domestiques. Ils ont remarqué un homme qui sortait précipitamment. Mais aucun d'eux ne le connaît.
GENETtSTE.
J'entrais» et je ne voyab qae mon mari,«quand cet homme a prononcé la parole terrible. Alors, je n'd plus vu personae.
Ce cabinet où hier encore il travaillait à défendre les autres. •« il aurait mieux fait d'apprendre à les tuer I — Mais nous nous effrayons peut-être a tort. Vous avez perdu connaissance, vous n'ayez pas du avoir ensuite un souvenir bien exact de ce que vous aviez, entendu. Vous • n'êtes pas certaine, n'est-ce pas, qu'il soit allé se battre?
GENEVIÈVE
Hélas !
MADAME B£RT£A»U
Moi, je suis certaine que non. Ainsi, ce de Bray vous avait dit hier qu'il provoquerait Louis?
GENEVIÈVE
Il me l'avait dit en riant, et j'avais cru qu'il plaisantait. Ah ! nous n'aurions pas dû l'inviter.
MADAME BBRTEAU^
Comment votre père n*a-t-il pas pensé que, si tous deux se rencontraient, il ne faudrait qu'un regard ? Il n'en faut pas plus aux hommes pour leur faire oublier qu'ils ont des mères.
GENEVIÈVE
£t c'est moi qui lui ai envoyé Louis !
MADAME fiERTEAU.
Quand ils se servent querellés , toutes les querelles ne se terminent pas violemment. On prend des témoins.
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