‹ Le fils Auguste VacquerieChapitre 47 sur 73 · ACTE TROISIÈME. Jèi · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. Jèi

C'est pour en chercher qu'ils sont sortis, et non pour se

battre. Les témoins discutent les griefs ; ils sont thi sangfroidf eux ; ils ne s'emportent pas; ils arrangent rallaire* Je suis convaincue que l'affaire est arrangée. Pans ce moment, Louis revient chez vous. Pendant que nous l'attendons ici, il arrive à Vaugirard* Lie plus sage serait d'y retourner. Tenez, Geneviève, partageons-nous. Retour^ nez, et moi je resterai.

GENEVIÈVE

Je resterai aussi. .

MADAME BERTEAU

Pourquoi?

• GENEVIÈVE

Je retournerai avec vous.

MADAME BERTEAn«

Gomment reviendraitril ici quand il nous a laissées à Vaugirard? Ce n'est certainement pas ici qu'il reviendra.

G tiM:. VlliVE.

Pourquoi ètes-vous venue alors et pourquoi restezvous? — Youlez-vous que je vous le dise ?

MADAME BERTBAU*

Geneviève, âllez^vous-en !

GEiNEVlKVE.

Parce que, s'il revient sain et sauf, c'est làr-bas qu'il reviendra, mais, s'il était blessé, ce serait ici* .

MADAME BERTBA>Û.

Ce n'est pas vrai, je n'ai pas peur.

GEllEYIÈVB*

Croyez- VOUS que je ne vous devine pas? Croyez-vous

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que je n'éprottYe pas les mêmes choses que vous? Vous

voulez être là pour le soigner, pour questionner le médecin, pour qa*Q se sente entouré et obligé de vivre. Eh bien, moi aussi. C'est ici que nous devons l'attendre. Si c'est chez mon père qu'il revient, nous serons joyeuses un peu plus tard; mais si c'est ici, il sera soigné un peu plus tôt.

HAd^MB BERTKAU.

Eh bien! oui, j'ai peur! Eh bienl oui, je me dis que, s'il est blessé, c'est ici qu'on le. ...non! qu'il reviendra, et je veux que son premier regard me voie. Je devrais vous fortifier, mais je ne peux pas. Je n'ai aucun courage. £n arrivant ici, je n*ai pas osé demander en bas si on Favait vu; j'ai passé rapidement devant la loge, et j'ai détourné la tête. £t quand nous sommes' entrées dans sa chambre, j'ai fermé les veux.

GENEVIÈVE

Et moi aussi.

MADAME BEÈTEAU.

C'est pour cela que je reste, et c'est pour.ceia que je voudrais vous voir retourner. Vous êtes à peine remise de votre évanouissement. Votre père ne voulait pas vous laisser venir, il avait raison. Vous lui àv^ promis de retourner immédiatement si nous ne trouvions personne. Je vous en pri ^ prenez la voiture. S'il est chez vous, anienez-le-moi.

,Si c'est moi qui le vois la première, je vous promets de

. vous avertir.

. • GENEVIÂVE.

I^' insistez pas. Ma place est ici.

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