ACTE QUATRIÈME. W
Geneviève:
Je TOUS démentirai! Quand il ne s'agirait pas de vous,
Louis, si j'acceptais d'être défendue par un mensonge, je mériterais le mensonge qui me frappe.
LOUIS
Hais que voulez-vous que je fasse alors?
GENEVIEVE
La seule réponse à ce qu*on suppose, c'est de dire ce qui est.
LOUIS
Impossible.
ARMAND
Ce qui est impossible...
LE COLONEL
Gela suffit. Si monsieur avait une autre raison, il l'aurait donnée déjà. — Ne. t'afflige i)as, mon enfant, la vérité est plus forte que tout, et tu seras justifiée bientôt, (a lou^j Monsieur, croyant ce que vous croyez, vous agissez en honnête homme. Je n'ai donc pas à m'en prendre à vous. Quant à vos offres de service, ma fille a son père, (a Amand.) Monsieur...
GENEVIEVE
Mon père ! un dernier mot! rien qu'un mot ! cher pèrel Louis, ce serait la première venue qui serait soupçonnée injustement, vous auriez la preuve de son innocence, vous seriez obligé de la donner. Ce que vous feriez pour la première venue, ne le ferez-vous pas pour moi? En vous taisant, vous m'accablez. Vous n'en avez pas le droit, ni l'en-
kn LE FILS.
vie, Loais? Quand même des circoDStances que je ne puis concevoir rendraient en effet notre mariage impossible, vous trouveriez que ce serait assez pour moi d'être aban- - donnée sans Favoir mérité? Il vous sufii<rait que je fusse
niq.llieureuse, vous ne voudriez pas que je lusse niéprisôe!
LOUIS
Oh ! quelle torture I { Depuis quelques instants, madame Berteau
i'si entrée et écoute sans élre vuu./
GENEVIÈVE
Parlez,* Louis. Mais je vais croire aussi, moi, que
la raison (ju'on dit est la vraie. Alors, dites-le, que je me deieiide. Âccusez-moi, au uiolusl Voyons, vous avez l^rùlé un^ lettre, elle flétrissait donc quelqu'un. Qui?
MADAME BERTEAU, s'avançant.
Moi.