ACTE QUATRIÈME. 419 GENEVIEVE
Mon père Ta cru! • • •
LE COLONEL
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GENEVIÈVE
Oh! mon père, disons la vérité, si nous voulons qu'on
nous la dise. Mon père Ta cru un moment.
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ARMAND
Mais parlez donc I .
LOUIS
: Vous me l'ordonnez? * -^ï •
GENEVIEVE
C'est vrai, on le menace, et alors il ne peut pas répondre. , •
Si c'est ma présence qui empêche... (a louIs.) Moi parti, parlerez-vous? — Non?
GENEVIÈVE
Louis, je ne menace pas, moi, je prie. Voyons, vous aVez reçu une lettre. Ne, niez pas, on vous l'a vue.
LOUIS
J'en ai reçu une.
GENEVIÈVE
Qui m'accusait?
LOUIS
• Non.
ARMAND
Montrez-la.
LOi;is<
Je Tai brûlée.
Qui donc accusait-elle?
LODIS.
Monsieur, je jure — sur quoi? je dirais sur ma vie, ce ne serait plus assez, — je jure sur ma souffrance que cette lettre ne concernait ni mademoiselle ni monsieur. «
LE COLONEL
Elle ne concernait pas monsieur, et vous vous êtes battu avec lui ; elle ne concernait pas ma Me, et vous- Tavez quittée.
LOUIS
11 y a une chose à faire. Vous dites vrai, les apparences seraient contre mademoiselle. Un mariage^ en effet, ne se rompt guère, à ce moment extrême, que pour cause d'indignité. Indignité, soit; mais de qui? Mademoiselle, dites que ce n'est pas moi qui me suis retiré, que c'est vous qui m'avez renvoyé, — qu'au dernier instant vous avez découvert une action de ma vie, une faute, un crime, une bassesse.
GENEVIEVE
Que je vous calomnie, moi?
LOUIS, au colonel.
Monsieur, dites-le, vous. N'ayez pas de scrupule. Puisque c'est moi qui le demande I S'il vous répugne de m'accuser, je m'accuserai moi-même. Je dirai...