ACTE QUATRIÈME. 12Ï
LOUIS
Monsieur, si je suis touché profondément de votre générosité, je n'ai pas besoin de vous le dire. Mais...
GENEVIÈVE
Comment !
MADAME BERTEAU
Il ne peut pas accepter.
GENEVIÈVE
POUrCTUOl? (Elle regarde Louis, qui ne répond pas, puis madame Berteau, qui baisse la tète. Tout à coup, elle se dirige vers madame Berteau. — D'une voix grave et presque solennelle : ) Ma VIO a COUté la
vie à ma mère; vous avez donné votre honneur pour le mien. Si l'honneur est autant que la vie, vous êtes aussi
ma mère. (Elle se met à ses genoux. A Louis, sans se relever.) M aC-
ceptez-vous maintenant?
LOUIS
Ahl qui aurait le courage de refuser le ciel?
Rien n'est donc irréparable?
LE COLONEL
Alors, il ne manque plus qu'une réparation. (Faisant un pas vers Armand.) J'ai eu euvers toi un tort grave...
ARMAND
Mon oncle !
1i() LE FILS.
LE COLONEL
Je me mets à l'amende. Je payerai tes dettes.
ARMAND
Payer Mauvergnat !
LE COLONEL
On jette un os à un mauvais chien.
ARMAND
INous en recauserons. Tout allant bien ici, je n'ai plus...
LE COLONEL
Qu'à dire au revoir à ta cousine?
ARMAND
A ma cousine? — Chut! (n montre Geneviève et Louis assis sur un canapé et causant tout bas. Il fait signe à madame Berteau de venir.) ÉcOUteZ.
LOUIS, à Geneviève.
Qu'est-ce qui m'aurait dit ce matin que je pouvais t' aimer davantage?
GENEVIÈVE, à Louis.
J'ai souffert, mais je t'en consolerai, dis se contemplent
éperdument.)
ARMAND, au colonel.
Ne les dérangeons pas. Ils entrent dans une région où il n'y a plus de cousin.
ACTi: OUATRII-MK.
LE COLON LL, un peu triste.
Ni de père.
Ni de mère.
Merci.
ARMAND, à madanu' Borteau.
MADAME BERTEAU