‹ Le fils d'AntonyChapitre 34 sur 34 · DENOUEMENT · texte numérisé non relu

DENOUEMENT

Depuis six mois déjà le baron Philippe d'Hervey avait épousé Rachel de Launay, lorsqu'ils partirent tout à coup de Paris. On racontait que ce départ était motivé par le mariage de la veuve du général d'Hervey, qui épousait le comte de Sancy ; la cérémonie avait lieu dans le château du Loiret qui appartenait à la baronne. C'était là que le comte devait fixer sa résidence, les jeunes époux devant occuper l'hôtel du faubourg "Saint-Honoré. Au-dessus de la porte du château, la comtesse avait fait graver : Adesso e sempre.

Ce fut, pour quelques jours, un motif à propos et à bavardages, puis tout s'oublia.

Un seul homme restait sans s'expliquer le changement arrivé dans la famille qu'il avait servie. C'était Vernet qui, lorsqu'on lui" demandait la raison du mariage survenu si inopinément après l'affaire du duel, racontait l'histoire à sa manière. C'était lui qui, par une lettre de son général, avait été cause ds tout cela. La lettre obligeait le fils à faire marier sa mère £ivec l'homme qui avait voulu l'assassiner ou il devait tuer cet homme-là.

Le baron d'Hervey, son maître, respectueux des dernières volontés de son père, avait forcé Antony, les armes à la main, à épouser la baronne d'Hervey. Comme son maître était un bon enfant, il avait consenti à épouser une petite parente de sa famille.

Le jour où le mariage s'était décidé, un homme s'était prés-^nté à I hôtel, venant de la part de M'"^ de Sirvan; c'est Vernet qui l'avait reçu. Le malheu-

reux qui n'était autre que W Leclaqué, en apercevant le hussard, s'était lauvl sans rien demander. Ce fut la cause de la brouille de M-' de Sirvan avec la baronne, qu'elle qualifia d'ingrate.

Dans le monde, on cite souvent avec étonnement l'amit.e qui unit le beaupère et le gendre, en rappelant que cette amitié a eu pour ongme un duel à mort.

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