HORTENSE, THÉOPHILE
hortense. Approchez, madame Mitonneau... et, dans votre intérêt, écoutez bien ce que je m’en vais vous dire...
Théophile. Oui, madame...
hortense. Je vous déclare d’abord que je ne veux pas de vous...
Théophile. Madame est bien bonne.
hortense. Et tant que vous resterez dans cette maison... je m’arrangerai pour que vous y soyez si mal,' que, d’ici à quelques jours, c’est vous-mérac qui demanderez votre congé. . .
Théophile. Je ne le demanderai pas...
HORTENSE. Et pourquoi?
Théophile. Parceque je serai ici àmerveille...
hortense. C’est ce que nous verrons ; et, pourcommencer, s’il vous arrive seulement de toucher mon enfant... je vous fais jeter par la fenêtre...
Théophile. Vous voulez donc l’allaiter vous-même?
nORTENSE. Oui, certes !.. par amour maternel !.. et par obstination.
TnÉOPHlLE. Et vous ne voulez pas que je le nourrisse?..
hortense. Jamais...
Théophile. Eli bien! calmez- vous...
c’est aussi mon intention...
hortense. Que dites-vous?
TiiÉopniLE. Je ne lui donnerai pas une goutte de lait...
hortense. Est-il possible ?. .
Théophile. Je le jure, et vous pouvez vous en rapporter à moi... Marie-Madelainc, femme Miltonneau. ..qui ai toujours été du parti des femmes contre les maris...
dans les ménages, il ne s'agit que de s’entendre pour que les hommes n’y voient rien.
uortense, riant. Vraiment!., c’est ainsi , & Poissy ?.;