SCENE X
THÉOPHILE, à table, JOSÉPHINE.
JOSÉPHINE, une bouteille à la main. Eb !
mon Dieu ! qu’y a-t-il donc ? ne diraiton pas que le feu est à la maison .
Théophile , la bouche pleine. Une pauvre nourrice qu’on laisse mourir de faim et de soif. . . et cet imbécille de Dmuont qui ne m’apporte pas mon café 1
Joséphine. Je n’en reviens pas encore...
Théophile. De ee que je suis installé dans la maison... Je vousl’avalsdit, Joséphine.
Joséphine. Maia une pareille effronterie. ..
Théophile. Qu'est-ce que je risque ?..
d'étre mis dehors... J'y étais déjà.,, et puis vous ne saves pas ce que c’est que l’ouvrier ébéniste... c’est presque un artiste... pour l’audace et les farces... les farces audacieuses... c’est mon genre... et quand on est amoureux comme je le suis...
JOSÉPHINE. Mais ce que vous avex dit i madame pour la gagner...
TnÉoraiLE. C'est mon secret...
Joséphine. Et ce petit enfant... (Le regardant.) Ah! mon Dieu, il vient de téter.
THÉOPHILE, froidement. Je vous ai dit, Joséphine, que l'amour rendait capable de tout.
JOSÉPHINE. Pas de ça...
Théophile. Je te dis que si... et je tenais à être de la maison pour ne pas vous perdre de rue... pour surveiller les desseins du bourgeois... maintenant je suis là, à table... mais tantôt j’étais dessous... j’ai tout entendu...
JOSBPBIRK.
A ib : Ma belle est la belle des belles *.
Tout le momie pouvait entendre.
Monsieur, quoique riche, opulent,
Est près des belle* doux et tendre,
Et se montre toujours galant.
Vous voycx qne rien ne lui coûte Pour faire aux dames un présent ;
Malgré cela, si je IMcoufte,
C'est qu'j’ne peux pas (aire autrement.
* Ces deux couplet», ainsi que ceux de la scène in, doivent être chantes sur les airs indiqués dans la brochure.
aogle