DA LOCH Y
Maintenant, docile et sage,
Elle fait ma volonté ;
Il faut savoir, en ménage,
Montrer de la fermeté.
tocs.
Maintenant, docile et sage,
Elle fait \ ,
Je ferai } “ Tolonte -
Joséphine. Je n’en puis revenir, car enfin ce que madame disait tout-àl’heurc...
hortense. J’ai changé d’idée... j’avais des préventions que je n’ai plus... car je suis persuadée maintenant que c’est la nourrice qu’il me faut.
Joséphine. Madame en est bien sure?
hortense. Certainement... une fille honnête, en qui l’on peut avoir toute confiance...
JOSÉPHINE. -Mais les qualités esseutiellcs. . .
hortense. Elle a de très-bon lait.
Joséphine. Si le petit n’a que ça pour déjeuner.. .
nonTENSE. Elle vient de lui en donner devaut moi...
Joséphine , stupéfaite. Devant vous?..
nonTENSE. Et pourquoi pas?., d’où vient votre étonnement?...
Théophile. C’est vrai!., qu’est -ce qu’elle a donc cette petite femme de chambre?
JOSÉPHINE , de même. Devant vous?
daloony. Et le petit gaillard?...
THÉOPHILE. L’a trouvé excellent.
hortense. Aussi, nourrice, j’ajouterai aux gages que vous donnait mon mari...
et je veux de plus vous faire présent d’une robe... tu sais, Joséphine, ma grande douillette qui était deux fois trop large?
Joséphine. Ca ne lui ira jamais...
hortense. Vous la lui essaierez tout-àl’heure...
Joséphine. Moi, madame?., par exemple... c’est trop fort...
hortense. Et pourquoi donc?., j’entends qu’on La serve ici comme moimème... qu’on soit à ses ordres...
THÉOPHILE. Vous l’entendez.... mais parce qu’on n’est qu’une paysanne... les femmes de chambre vous traitent toujours du haut de leur grandeur.... apprenez , manizellc, que ce n’est pas le tablier de percale qui fait le sentiment!., (pleurant.) et qu’il est bien dur d’avoir à digérer des humiliations comme celles-là...
DALOGNY. Allons, nourrice...
Théophile. Surtout avec des si bons maîtres. .. et si les domestiques étaient comme eux... je ne pleurerais pas comme en ce montent toutes les larmes de mon
corps..
lc ms d’on agent de chance.
iiorten.se . Allons, voilA qu’elle sanglote...
Théophile. Mais je vois que manuelle Joséphine est un mauvais cceur, qui n'aime pas son jeune maître...
JOSÉPHINE. Moi!..
Théophile. Et qui n’m’aime pas non plus... oui, mamzelle, vous n’ m’aimez pas... et vous m’en voulez toujours...
dalogny. Je vous assure que non...
hohtense. Joséphine est une bonne 611e qui n’a pas de rancune.
Théophile. Eh bien! si c’est vrai, qu’elle me le prouve... en venant m’embrasser.
Joséphine. Eh bien! par exemple...
Théophile. Vous l'entendez... elle est plusfière que madame...
hohtense. Elle a raison.
SUOGHT.
Ail : II me faudra auilter l'empire.
La pauvre femme «t sensible et très-bonne; Embrasses-la... pour arrêter ses pleurs...
lotsraias.
Monsieur, je crois qu'il faut d'une personne Apprécier la conduite et les mœurs,
Pour accorder de aemblablea faveurs.
DAXOCKY.
Bon! une femme...
■oiTsnae.
Ah! c’est fierté pent-étre?...
losaiaiaa.
Il fant savoir...
nsuoenv.
De podenr qael excès !
Mais a'est ponsscr la pudenr A l'excès I uoaraass.
Moi, je l'embrasse enfin sans la connaître.
soataHlaa, à part.
Je n'l’embraaae pas, parc' que j'U connais.
dalogny. Je l’exige...
Joséphine. Dès que c’est monsieur qui l’ordonne.
(Elle va A Théophile, qu'elle embrasse.!
TnÉOPHiLE. A la bonne heure... (Joséphine s’éloigne.) L’autre joue...
DALOGNY, la ramenant à Théophile. Allons donc *.
THÉOPHILE. Onabiende la peine. ..et encore... quelle mauvaise grâce!., tandis que moi ( l'embrassant vivement), c’est de bon coeur.
dalogny. Allons ! que tout soit oublié... et surtout plus de disputes... Où placerez-vous la nourrice?...
noRTENSE.l 11 n’y a qu’une chambre...
celle de Joséphine...
Joséphine. Non, madame... je ne veux pas...
HOHTENSE. Et pourquoi?..
' Horienae, Dalogny, Joséphine, Théophile.
Joséphine. Pourquoi?., parce qu’en- Cn... moi , je n'aime pas à être deux...
Théophile. E st-elle chipie et désagréable !.. 6!.. fi!., mamzelle... vous devriez rougir d’èlre comme ça...
Joséphine. Mais.. .si vous saviez.. .
hohtense. Je sais que, quand on est bonne camarade...
dalogny. On se gène un peu...
TnÉOPHiLE. Voilà... c’est ce que je voulais dire...
Joséphine. Faut-il être effronté...
Théophile. Moi, effrontée?., vous l’entendez... elle m'appelle effrontée... et vous êtes témoins que je ne lui disais rien...
Joséphine. Mais, encore une fois...
hohtense. Silence!., et que ce ne soit pas toujours à recommencer... elle logera près de moi, dans ma chambre... avec mon 61s... je l’aime mieux...
Joséphine. Mais, madame... ça ne se peut pas !
hohtense. Et comment cela ?...
DALOGNY. Qu’est-ce qui lui prend?...
Théophile. Et de quoi se inéle-t-elle. . .
DALOGNY. Silence! encore une fois...
car vous venez d’éveiller le petit. . . et , de peur qu’il ne crie... vite, nourrice...
THÉOPHILE. Quoi donc?..
dalogny. Prenez-le... et donnez-lui à téter...
Théophile. Il en sort...
DALOGNY. C’est égal...
JOSÉPHINE, avec iro/iie.Quandonatautde lait, et de si bon lait, ça ne doit rien coûter.
Théophile. Certainement... ça ne me coûte rien, 'manuelle la mauvaise langue...
et ce pauvre petit... (Il va au berceau-, Dalogny et Joséphine l'y suivent.) ( Prêt à défaire son corset et regardant Dalogny.) Ab! je vous en prie, monsieur... si vous saviez comme je suis] susceptible... au sujet de ça... voilà comme ou est à Poissy... je ne peux pas souffrir qu’il y ait là un homme... ni même une femme...
dalogny. En vérité...
Théophile. Je suis comme le greffier d’ Vaugirad... jen’ peux rien faire quand on me regarde... et l'émotion în’ôterait mon lait. ..
hohtense. Elle a raison...
dalogny. Mais cependant...
hohtense. Mais allez donc, monsieur...
mon 61s va crier. . . moi , je rentre dans ma chambre...
DALOGNY.’.Et moi, dans mon cabinet...
(11 «ort par le fond.)
nORTENSE. Vous aurez soin, Joséphine, de donner à déjeuner à la nourrice *.
* Joaépbin», UoiteoM, Théophile.
LS IliMIRI «HÉAfBAL.
Théophile. C’ett vrai !.. je meurs de
faim.,.
HORtensk. Il y a U dans ce buffet ce qu’il lui faudra , et vous lui tuonterei du
vin...
Joséphine. Est-ce que les nourrices en prennent ?..
Théophile. Certainement... je ne veux pas mettre d'eau dans mon lait... comme ça se pratique à Paris... et puis, à propos de lait... du café bien cliaud... j'en prends tous les jours...
hortenee. Dites à Dumont de lui en monter.
Joséphine. Mais, madame...
HonTENSE. Allé» donc... la nourrice attend.
Joséphine, s ’arrilant. C’est que j’aurais été bien aise de voir...
Théophile , la contrefaisant. Bien aise de voir. ..elle est toujours à répliquer «cellelà... et elle ne sait jamais obéir à ses maîtres... Dieu ! comme vous êtes mal servis !
(Joséphine sort par le fond.) Grâce au ciel , ils sont partis. T enet, madame, prenea-le. . (Il relire l’enfant du berceau, et le donne àHortsitfc, qui rentre dam la chambre.)
OQQyeoeeQeew oQ Q ooon eowoQgQejqoaaueopeaeueee
SCEJNE IX.
THEOPHILE y sculy allant au buffet.
Et maintenant que je n’ai plus rien sur les bras... songeons à moi... on se sert toujours mieux soi-méme... d'abord, la table.. . et la nappe. . . Me voilà donc nourrice! »
(Regardant le berceau.)
Aut de ta Fête du village voisin.
A ce* petites créatures Qui uc s'intéresserait pas?
Ces enfans sont si délicats !
IU ont toa* des âmes si pures...
Mai* il ne faut pas,
A ces petits gars,
Donner toujours de* confitures ;
Et si le marmot t {J{ . .
Criait on peu haut, / ' Ut {Faisant te geste de fouetter.)
Clic, clac, pan. pan, pau,
Je l'apaise & l'instant.
Mes bourgeois, bien que i’sois novice.
De moi bientôt fera grand cas j D'abord j 'déteste les soldats,
Et je n'ai jamais de caprice.
Blessant la pudeur,
Si quelque farceur,
Dupe d’un embonpoint factice,
Osait approcher, i .
Et voulait toucher, )
{faisant le geste de donner des coups de poings.) Pifj paf, pan, pan, pan, •
Je l'assomme h l'instant.
{du montent de se mettre à table, il voit la porte à gauche qui s'enlr’ouvre ; il court reprendre l'enfant que lui donne Horiense t et le remet dans son berceau.)
Voilà <pii y* bien... et, puisque l'enfant a déjeuné... je puis bien à mon tour en faire autant... Eh bien !.. ce vin qui n’arrive pas... (Il sonne.) Je voua demande ce que fait cette petite Joséphine?.. ( Il senne encore.) Eh ! la femme de chambre... femme de chambre !..
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