‹ Le fils de Cromwell;Chapitre 47 sur 62 · EPHRAÏM, RICHARD, HÉLÈNE · texte numérisé non relu

EPHRAÏM, RICHARD, HÉLÈNE

EPHRAÏM, à la cantonade.

Un rien vous embarrasse !... Des officiers, avec leurs chevaux... des grands seigneurs, avec leurs voitures... qu'importe... on ne renvoie personne... Ce n'est pas ici comme ailleurs... il y a toujours des places pour ceux qui en demandent...

HÉLÈNE

C'est Ephraïm 1

RICHARD

L'honorable Ephraïm ?

EPHRAÏM

Son altesse, le lord protecteur, dans ma maison !...

RICHARD

Ah ! cette maison est à vous?

EPHRAÏM

Je l'ai cédée à mon gendre, parce qu'un membre du long parlement... ne peut être aux ordres de tout le monde ! Je n'exerce que dans Intervalle des sessions... ou quelquefois, comme aumon plaisir!

jourd'hui par exemple, je crie pi RICHARD.

Et en amateur...

Pour m 'entretenir l'organe., a-l-elle vu le général Monck ?

EPHRAÏM

Il vous dira que, hier, nous nous sommes trouvés ensemble dans une réunion politique... et que moi et mes honorables collègues , nous vous sommes entièrement dévoués...

RICHARD, bas à Hélène.

Vous l'entendez !...

EPHRAÏM

Vous avez en moi vingt-deux voix à votre service, et par qui votre gouvernement sera chaudement soutenu.

RICHARD

Tant qu'il méritera de l'être. .

EPHRAÏM, s'inclinant

C'est-à-dire toujours... Et, de plus, je voulais aujourd'hui même me rendre en votre palais de Wite-Hall...

RICHARD

Où vous serez en tout temps bien reçu...

EPHRAÏM

Pour vous entretenir d'une affaire... d'un complot...

RICHARD, souriant. Déjà?...

EPHRAÏM

Bout je crois tenir le premier fil... et qui menace votre liberté ou vos jours !...

HÉLÈNE, à Richard.

Vous l'entendez...

EPHRAÏM

On me redoute comme parlementaire... mais comme aubergiste, on ne se méfie pas de moi...

recueilli... j ai , je suis sur la

et, depuis hier, ici même... j'; saisi des reuseignemens... Eufi trace... je continuerai.

HÉLÈNE

Ah ! que c'est bien à vous.. . monsieur Ephraïm ! Et croyez que la reconnaissance... (S'arrêtant.) de milord...

EPHRAÏM

J'y compte bien un peu; je suis seulement fâché que le général Monck ne soit pas là... il aurait expliqué mieux que moi à voire altesse... (A Hélène.) Pardon, milady... (Hélène se retire de quelques pas. A Richard, a demi-voix, et un peu embarrassé.) Quoique l'honneur de vous servir soit sans prix... il me semble, et votre altesse pensera sans doute comme moi... que pour quelqu'un qui est sans ambition... mais non pas sans famille... une humble et modeste retraite de cinq à six ccnls guiuées...

RICHARD, avec indignation.

Arrêtez, monsieur! J'ignore si parmi vos collègues, il en est qui ne voient dans leur noble mandat, qu'un trafic de places et d'honneurs, mais je vous déclare que je les trouverais moins coupa-

bles et pioins vils que le gouvernement quifpourrait les accueillir ou les payer! Acheter des consciences, c'est vendre la sienne. Quant aux assassins dont vous me menacez, mon père portait pour s'en défendre, une cuirasse, et moi je n'opposerai à leurs poignards qu'un cœur sans crainte et surtout sans remords. Sortez, et ne vous représente/, jamais devant moi !

ephraïm, à part.

Gouvernement qui ne peut pas tenir.

(Il sort par la porte du fond.)

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