SCÈNE III
Lady RÉGINE, HÉLÈNE.
Hélène, qui est restée assise près de la table. Je n'en reviens pas et je t'admire... un ennemi envoyé contre toi...
lady RÉGINE, allant s'asseoir de l'autre côté de la table.
Dont je fais un partisan ; j'aime les ennemis à séduire... les ennemis à vaincre!
HÉLÈNE
El comment feras-tu quand lu n'en auras plus, quand le roi Charles sera rétabli par toi sur le trône de ses pères ?
RÉGINE
Il y a toujours des ministres à faire ou. a défaire ! des places à enlever à ses ennemis, ou à donner à ses amis! et quel bonheur de voir à ses pieds tout ce peuple de courtisans et de solliciteurs ! Quel bonheur surtout s'il y a dans la foule et à l'écart un mérite modesteet timide, qui ne serait rien par lui-même et qui devient tout par vous; que l'on contemple avecorgueil, comme son œuvre, sa création, et qui en secret vous adore comme une divinité bienfaisante et mystérieuse... Cela a toujours é!é mon rêve !...
nÉLÈNE.
Toi!... des rêves de tendresse... ce n'est pas possible !
lady Régine, souiiant.
C'est-à-dire que lu me crois incapable d'aimer !